‹ Quand Barras était roiChapitre 65 sur 74 · Comte de Ségiir, Mémoires · texte numérisé non relu

Comte de Ségiir, Mémoires

crut commie bien d'autres aux fallacieux préceptes républicains ; il eut la tète grisée par Tencens que les grands bandits de 93 firent brûler sur Tautel de la patrie ; mais, en marchant dans les rangs de la bourgeoisie jacobine lancée à Tassant de la monarchie française, on voyait dépasser quelques fleurons de sa couronne sous son bonnet rouge. Pour se soumettre aux décrets de la Constituante, il ôta de chez lui les antiques monuments chevaleresques de sa maison, pourtant il substitua à ces hochets devenus inutiles ces mots : Nunquam non Brancas (11 est toujours Brancas)*.

Dans le but de fortifier le pouvoir..., il commença par l'attaquer, et apporta sa collaboration badine et piquante aux Actes des Apôtres^ le spirituel journal contre-révolutionnaire. Quand on discuta la question des jurés, il écrivit : « Ces messieurs du Comité de l'Assemblée nationale appellent preuves ce que les Anglais appellent évidences. Et comme les Anglais sont loin de confondre les évidences et les preuves que ces messieurs confondent, il en résulte une confusion qui pourrait les confondre. » C'était traiter un peu trop gaiement une chose sérieuse ; il est vrai qu'elle demeurait dans

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