‹ Quarante années de pratique chirurgicaleChapitre 19 sur 74 · DE PH.-J. ROUX. XXIII · texte numérisé non relu

DE PH.-J. ROUX. XXIII

maladies du système vasculaire, et avec quelle chaleur, tout eu rendant justice à Hunter, il taisait la part des travaux d'Anel ! C'est que, malgré ses sympathies pour les savants de tous les pays, il y avait encore en lui un sentiment dominant, celui de l'amour national .

Dans une notice de ce genre, vous devez bien comprendre qu'il est impossible de passer en revue chacune des opinions dont l'ensemble constitue l'individualité scientifique d'un homme; ce serait peut-être aussi entrer dans une appréciation critique et sortir du rôle d'historien. D'une manière générale, on peut dire que M. Roux partageait la plupart des opinions de Boyer; seulement j'ajouterai que personne, parmi les chirurgiens de notre époque, n'a porté aussi loin que lui le soin des moindres détails, dans les opérations comme dans les pansements. Peut-être même l'espèce de coquetterie qu'il mettait dans l'application des appareils de fracture l'empêcha-t-elle d'adopter les appareils inamovibles ; il se serait cru malheureux de penser que la nature pût travailler à la formation d'un cal régulier sans la surveillance du chirurgien.

Généralement ami du progrès, jusque dans ses dernières années, il étudia chacune des découvertes de la chirurgie sans y apporter d'idée préconçue. Malgré toute son habileté dans l'opération de la taille, la lithotritie ne le trouva point systématiquement hostile, et si l'on veut en avoir la preuve, il suffit de parcourir le rapport qu'il fit en 1825 à l'Académie de médecine, au nom de la section de chirurgie.

Que pouvait-on dire alors de plus encourageant à ceux qui avaient fait les premières recherches, que les paroles suivantes :

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