XXIV ^IK ET TRAVAUX
a Oui, les plus grands éloges sont dus à ceux qui, depuis quel- ))ques années, s'occupent avec tant de zèle du broiement de » la pierre dans la vessie. » Et comme si déjà il eût prévu toutes les discussions que soulèverait la question si délicate du choix entre la taille et la lithotritie, il indiqua tout de suite la seule marche à suivre pour résoudre le problème, et termina ses sages conseils par cette phrase, que les novateurs ne devraient jamais perdre de vue : « C'est en ne cachant rien de ce » qui peut contribuer à dissiper le doute et l'incertitude sur » tous ces points, que ceux qui s'occupent spécialement de la » lithotritie satisferont aux vœux de la science et travaillei'ont » à leur propre gloire. » Dans cette question, qui avait alors soulevé tant d'enthousiasme et tant d'injustes préventions, il eut le talent, en prévenant un jugement précipité, de conserver au corps scientifique dont il était l'organe, une attitude digne et sévère, la seule, comme il le dit si bien, qui convînt à sa position, la seule qui fût digne de la section de chirurgie. Vingt ans plus tard , à une époque où la lithotritie avait fait d'immenses progrès , une occasion le ramena à émettre son opinion sur ce sujet. MM. Fleury (de Glermont) , et Raynaud (de Monta uban), avaient adressé à l'Académie de médecine plusieurs observations de taille et de lithotritie chez des adultes et chez des enfants. Chargé avec M. Velpeau de rendre compte de ce double travail, M. Roux le fit avec d'autant plus de soin et de plaisir , que les mémoires étaient envoyés par les fils de deux de ses anciens collègues auxquels il était sincèrement attaché, et que cette tache, tout en lui donnant l'occasion d'exprimer franchement sa pensée sur l'état de la science, lui donnait aussi