XXVI VIE ET TRAVAUX
dit combien ils ont tort de se contenter , pour eux-mêmes , de leurs impressions générales et de leurs simples souvenirs, et combien seraient utiles pour la science des relevés statistiques complets et rigoureux. Et, comme le besoin de la vérité le domine, il rappelle à l'Académie Tespèce d'engagement tacite qui avait été pris par tous ceux qui étaient le plus en position de pratiquer la taille ou la litbotritie. « Ne soyons pas, dit-il , » retenus par la crainte d'avoir à mentionner trop de revers ; » un pareil sentiment d'amour-propre ne saurait être approuvé; » toute considération doit céder devant l'intérêt de la science.»
Ah! si ces belles paroles pouvaient être entendues de toutes les sociétés savantes; si chacun de nous voulait, dans sa pratique , recueillir avec soin tous les résultats non-seulement de ses tailles et de ses lithotrities, mais de toutes ses opérations, ne voyez-vous pas tout de suite que de doutes levés, que de questions résolues, et avec quelle rapidité la science s'avancerait vers la vérité, au lieu de s'épuiser en vains efforts à renverser le passé ou à errer au milieu du doute et de l'incertitude?
La litbotritie, cette opération si ingénieuse, n'avait donc pas trouvé en lui une opposition systématique , mais un juge éclairé et impartial. Plus tard, lorsque la question de l'anesthésie, cette autre découverte moderne, vint à être portée devant les corps savants, loin de la combattre, il s'empressa de la défendre, malgré ses imperfections et ses dangers, et de l'accueillir comme un moyen salutaire appelé à déhvrer désormais les malheureux patients d'horribles et cruelles souffrances.
Reconnaissant tous les services que la ténotomie bien appli-