‹ Quarante années de pratique chirurgicaleChapitre 24 sur 74 · DE PH.-J. ROUX XXIX · texte numérisé non relu

DE PH.-J. ROUX XXIX

intéressants avait souvent peine à se contenir dans les limites d'une question.

Cet ouvrage, qui n'est qu'une série d'entretiens sérieux, renferme les préceptes les plus instructifs ; ce n'est plus l'art didactique gêné par la contrainte , c'est une conversation facile dans laquelle les plus hauts préceptes de l'art font suite à des observations empruntées à la longue et riche pratique de l'auteur. Voulez-vous être initiés à cette foule de petits détails si futiles en apparence et si précieux dans l'application, étudiez, méditez les Lettres sur la chirurgie réparatrice.

Outre tout le talent avec lequel elles sont écrites, il y a une autre qualité bien plus précieuse qui domine, c'est cette excessive bonne foi qui fut du reste le propre du caractère de M. Roux. A côté du succès, vous trouvez le revers ; commet-il une faute, une erreur, il ne cherche pas à la dissimuler ; il la découvre et la met au grand jour, afin que d'autres ne viennent pas se briser sur le même écueil. Ne mettant, du reste, dans l'histoire de ses propres découvertes, qu'un sentiment d'amour-propre bien naturel, il sait parfaitement rendre justice à chacun.

Ce volume était en cours de publication lorsque M. Roux ressentit les premières atteintes du mal qui devait bientôt l'emporter : malheureusement il ne put voir se réaliser le vœu qu'il avait formé depuis si longtemps. L'ardeur, l'activité qu'il mit à ce travail hâtèrent sans doute sa fin , et il descendit dans la tombe sans jouir de ce dernier succès.

Frappé d'une congestion cérébrale au moment où il se rendait à l'Institut pour remercier ce corps savant qui venait de l'élever aux honneurs de la présidence, il sentit qu'il tou-

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