‹ Quatorze mois dans l'Amérique du Nord (1875-1876) [microforme]Chapitre 21 sur 71 · DRE UE ÉLIRE DOS ER EE · texte numérisé non relu

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sol à aussi changé; il est devenu schisteux et granitique; aussi n'apercoit-on plus trace de ces fouilles que je signalais hier, Peu de culture, seulement cà et là quelques champs de pommes de terre; ces tubercules ici deviennent, paraît-il, énormes. Les croupes des montagnes sont revêtues d'arbrisseaux à demi rongés ; en été, des milliers de moutons viennent de la plaine pour chercher une nourriture qui leur manque dans les prairies brûlées par le soleil. Quelques arbres se font déjà remarquer par leur hauteur, et j'aperçois des Indiens qui récoltent des glands de chêne dont ils font une farine qui n'est pas mauvaise, quoique un peu amère.

Enfin, à onze heures et demie nous arrivons à ces merveilles de vésétation si vantées, qu'en appelle les Big trees. Au premier abord on ne se rend pas compte des prodigieuses dimensions de ces géants, parce qu’elles sont en harmonie; ce n’est qu’au bout de quelques instants qu'on est frappé par leurs proportions.

Il y à à Culaveras quatre-vingt-treize grands sequoyas, sans compter un nombre considérable de pins à sucre et de diverses autres essences qui ont jusqu’à 200 pieds de hauteur et jusqu'à 11 pieds de diamètre. Des quatrevingt-treize grands sequoyas, une dizaine ont au moins 30 pieds de diamètre, Le plus grand de ces arbres, le Père de la forêt, a été abattu par l'ouragan; il a à la base 40 pieds de diamètre et avait probablement 450 pieds de haut. A 300 pieds, à l'endroit où il s’est brisé en frappant contre un autre arbre, il a encore 16 pieds de diamètre. Sur ‘ne longueur de plus de 150 mètres, dans son tronc creusé par le feu,un cavalier peut passer,

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