LES BIG TREES DE CALAVERAS
L'écoree de certains de ces arbres a plus de 1",10 d'épaisseur.
On abattiter 1853 un des plus beaux de ces sequoyas; ce travail exigea cinq hommes qui travaillèrent vingttrois jours. La partie inférieure au tronc, qui est restéc dans le sol, à 25 pieds de terre, a été nivelée: et plus de quinze couples peuvent y danser à l'aise sous un toit qui à été établi sur ce parquet d'un nouveau genre.
Les principaux de ces arbres ont reçu des noms. Le plus gros de ceux qui sont encore debout s'appelle la Mère de la forêt. À 6 pieds du sol il a 61 pieds de tour. Le plus élevé, la Clef de voûte de l'État, à 325 pieds de haut. Celui qui est le plus intact a recu le nom de Sir John Franklin.
Avant de rentrer à l’auberge où nous attend notre lunch, tandis que je recueille quelques graines de ces arbres que j'enverrai à mes amis d'Europe, je passe à quelques pas d’un sequoya tombé la semaine dernière; il s'appelle la Vieille République. Un esprit superstitieux pourrait peut-être voir là un présage.
A trois heures nous nous mettons en devoir de rentrer à Murphy. Mais nous sommes surpris par la nuit, et ce n’est qu’au prix des plus grandsefforts que notre cocher ramène son stage à l’auberge, jurant bien que plus jamais il ne se risquerait sur une pareille route après le coucher du soleil.
3 décembre. — Réveillés à deux heures du matin, à trois heures nous montons dans le stage qui doit nous ramener à Milton pour prendre le train de onze heures du matin. Le chemin s'effectue sans encombre, bien qu'à deux reprises nous soyons obligés de nous pendre
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à la voiture pour l'empêcher de verser. De Milton nous retournons à Sotchkion, d'où par la ligne du Pacifique nous nous rendons à Colfax. C'est de là que nous partirons demain matin pour notre excursion dans le comté de Névada, avec M. Hamilton Smith, chef d'exploitation de la compagnie appelée North Ploomfild Gravel Mining Company.
4 décembre. — En quittant Colfax, la route qui conduit à Grass valley suit pendant quelque temps la vallée de Bear river, dont les eaux jaunâtres coulent entraïnant les débris des placers environnants. Nous n'avons quitté l'auberge qu’à neuf heures du matin, le cocher qui nous conuuit n'étant venu nous prendre que beaucoup plus tard que nous ne l’avions commandé. L'état de la route ne nous aide pas à rattraper le temps perdu. Au bout de quelques milles à peine, le pont ayant été emporté par suite d’une crue, il nous faut traverser la rivière à gué. L'eau monte bien plus haut que le poitrail des chevaux, et des poteaux à demi submergés indiquent seuls le passage étroit qu'il faut suivre. Sortis de la rivière, nous commençons l'ascension d’une série de côtes as°ez raides par un des chemins les plus horriblement défoncés qu'il m'’ait jamais été donné de voir ; puis tout à coup notre attelage s'enfonce dans un bourbier,notre voiture manque de verser et nous sommes obligés pour l’alléger de sauter dans une boue presque liquide où notre véhicule est entré jusqu’au moyeu. Sortis à grand'peine de ce mauvais pas nous poursuivons cahin-caha notre marche.
Presque en sortant de Colfax nous sommes entrés dans le Conte de Névada, le plus riche peut-être, au
point de vue des mines, de l'État de Californie. On y fait peu de céréales, mais on commence à planter beaucoup de vignes et d'arbres fruitiers. Le sol convient admirablement à cette culture qui deviendra une source de produit considérable quand la population aura augmenté. Le climat est aussi très favorabie. Une des meilleures preuves qu'on puisse donner de cette excellence du sol et äu climat au point de vue de la culture des arbresfruitiers, c'est que les pêchers greffés donnent des fruits dès l’année suivante et que les jeunes plants sont en bon rapport au bout de deux ans. Presque tous les arbres, d’ailleurs, réussissent admirablement dans cette région et l’on rencontre à chaque pas des placers abandonnés depuis quelques années à peine déjà couverts d'arbres de très-belle venue.
Au bout de trois heures et demie nous arrivons à Grass valley, à 13 milles de Colfux,
Grass valley est une ville qui nu recensement de 1870 comptait 7,170 habitants, presque tous des mineurs, Ce chiffre a encore augmenté depuis. Ces mineurs ont chacun leur petite maison, où ils habitent avec leur famille. La vie est d'un bon marché extraordinaire ; ainsi la meilleure viande de bœuf ne coûte que 7 à 8 cents la livre. Presque chaque mineur est possesseur d’un placer ou d’une mine auquel il travaille dès qu’il est arrivé à se faire une épargne de 5 à 600 $. Bien des gens ont fait leur fortune dans ce pays, mais il en est peu qui y soient demeurés. Presque tous ces favorisés de la fort tune ou bien sont rentrés Gans leur pays natal, ou sont allés s'établir à San-José,
À Grass valley nous trouvons 17, William Walt, le
superintendant de la mine Eureka, qui, du 1°" octobre 1865 au 30 septembre 1875, a rapporté 2,595,057 $ de bénéfice net, mais qui semble aujourd'hui à peu près épuisée, En conséquence, après nous avoir offert à
déjeuner, M. Watt, au lieu de nous conduire à ses travaux, nous mène visiter la mine de la compagnie d'Idahoe. Dans une direction opposée, elle continue à suivre le filon qu’exploite la compagnie Eureka. f Cette mine d’Zdahoe est située à 1 mille 1/2 dela ville. A droite de la route qui y conduit, coule un petit Re torrent dont, il y quelques années, le lit était fort riche en or. Les gens qui y exploitaient les claims dont ils : étaient propriétaires, y ont gagné jusqu'à 25 $ par c jour. Ces claims sont abandonnés maintenant par les anciens possesseurs qui ne les trouvent plus assez L riches, et ne sont exploités que par quelques chinois se contentant d'un bénéfice variant entre 80 cents et : et 1 $ 1/2 par jour, et vivant avec L'espoir d'arriver à ju un résultat meilleur à un moment donné. x La mine d'Iduhoe rapporte maintenant environ k 15,000 $ par mois. Elle a rapporté jusqu'à 40,000 $ par | mOIS, Les dividendes pendant les six années qui viennent ä de s'écouler ont été de : | 1869 $ 170.500 :
1870 37.200 ; 1871 232,500 Hé 1872 162.750 7 1873 682.000 à 1874 317.750 ”
Deux des propriétaires de la mine, MM. Coleman
que nous trouvons en y arrivant, se mettent gracieusement à notre disposition pour nous faire visiter les travaux. Nous commençons par l'établissement métallurgique.
Les quartiers de roche qui renferment le minerai passent d'abord par un rock-breaker en fonte de fer, mis en mouvement par une machine à vapeur d’une force effective de 90 chevaux-vapeur. Ce rock-breaker concasse en dix heures 46 tonnes de roche. Les débris passent ensuite sous des pilons au nombre de trentecinq et du poids de 850 livres chacun, mis en mouvement par la même machine. En vingt-quatre heures, 92 tonnes de minerai passent sous les pilons.
Un courant d’eau qui court sous les pilons entraîne le minerai, réduit en sable fin, dans des conduits en bois rectangulaires, ouverts à la partie supérieure, qu'on appelle des sluices. Ces sluices sont garnis au fond de couvertures en laine à trame assez large. Une partie de l'or, en raison de sa pesanteur, passe à travers ces couvertures, tandis que le reste est entraîné par l'eau avec les autres matières. Ces autres matières et ce qui reste d'or passent ensuite dans un nouveau conduit dans lequel se meut, comme la roue d'un moulin, une roue dentée qui brasse le tout et amène le dépôt d'une partie nouvelle de l'or à travers d’autres couvertures disposées comme les premières, puis dans des cavités formées au fond des conduits par des barres transversales en bois, placées à intervalles égaux, cavités où l'on a versé du mercure. Les sables, toujours entraîinés par le courant d’eau, passent ensuite dans des
cuviers où, par différents procédés, ils sont de nouveau l 9
brassés et laissent la plus grande partie de l'or qu'ils peuvent encore contenir, surtout celui qui est mélangé au sulfure de fer que renferme le minerai. Enfin ces sables s'écoulent dans de nouveaux sluices qui s’étendent sur une longueur considérable et qui ne différent des premiers qu’en ce qu’ils sont beaucoup plus larges, — ils ont environ 6 pieds de largeur, -— et où les derniers vestiges d’or sont retenus,
Les couvertures à travers lesquelles l’or à passé sont lavées toutes les vingt minutes dans des cuviers où se trouve aussi une certaine quantité de mercure. Les différents amalgames sont passés à travers des toiles. L'excédant de mercure sort, et il reste, sous la forme d’une boule, un amalgame de 95 onces en moyenne et où il y a 40 p. 100 d’or et 60 p. 100 de mercure. Il ne reste plus qu’à le soumettre à la distillation,
Mais, en dehors de l'or natif qui a été extrait par le procédé que je viens de décrire, il existe une certaine quantité du métal précieux renfermée dans le sulfure de fer que contient le minerai #t qui est recueilli au fond des cuves où à été brassé le sable. La proportion n’en est que de 1/20. Mais on n’en envoie pas moins ce sulfure de fer à un établissement où ilest traité par chloruration. On le grille d’abord dans un four, puis on le soumet à l’action du chlore produit à l’aide d'acid= sulfurique, de chlorure de sodiumet de bioxyde de man: ganèse, Le chlorure d’or, mis en présence d’une solution de sulfate de fer, donne naissance à du chlorure de fer; et l'or, devenu libre, tombe au fond des cuves. Ce travail est payé à raison de 25 $ la tonne de sulfure de fer, qui rapporte environ 100 f.
Quarante ouvriers sont employés à l'établissement d'Idahoe; ils sont payés en moyenne 3 $ par jour.
L'entrée de la mine est située à trois ou quatre cents pas de l'établissement métallurgique. Une pompe aspirante, mue par une machineà vapeur d'une force de 80 chevaux, sert à l'épuisement de l’eau. Le tuyau d’épuisement, qui descend à une profondeur de 700 pieds, à 12 pouces de diamètre. La même machine envoie l'air nécessaire à l’aération. Deux machines d'une force de 60 chevaux-vapeur chacune servent à monter le minerai. Il y à neuf étages de galeries et quelques-unes ont une longeur de près de 1,400 pieds. Cent quatre-vingtdix ouvriers, dont une moitié seulement travaillent à la fois, sont employés dans la mine.
Le filon de quartz aurifère de la mine de Zdahoe court à peu près de l'est à l'ouest, et il est incliné du nord au sud d'environ 45°. Il est emprisonné entre une strate de serpentine qui forme au nord le Foot-wall et une strate d’ardoise métamorphique qui au sud forme le Hanging-wall. Ce filon a parfois jusqu'à 15 pieds de largeur. La serpentine, au contact de l’air, prend une force d'expansion telle qu’on est obligé de remplacer souvent les étais de charpente qui ne peuvent résister et se brisent.
Le rendement moyen par tonne de minerai est cette année de 17 $, 63.
Notre visite à la mine d’Zdahoe terminée, nous prenons congé de Mrs. Coleman, qui nous en ont fait les honneurs avec une bonne grâce charmante. Une heure et demie après, nous arrivions à Nevada City, qui n’est qu'à 4 ou 5 milles d’Idahoe.
Cette ville a une population d'environ 4,000 habitants. Elle est entièrement bâtie en bois. Les maisons sont petites, mais coquettes ; et presque toutes ont sur le devant un auvent, ce qui fait qu'on peut se promener d’un bout à l'autre de la rue principale, agréablement, à l'abri de la pluie et du soleil. Le soir, après souper, me promenant en fumant, j'entre dans un Bar- Room et je vois dans une vitrine, aa milieu d’une foule d'échantillons minéralog'ques et d'objets divers, deux balles fixées chacune sr, un petit carton, portant simplement la mention : Balle avec laquelle a été tué X,tel jour, telle année. Ce sont, en effet, les balles avec lesquelles ont été tués deux mineurs par un de leurs camarades.
A côté se trouve une carabine avec une plaque en argent sur laquelle je vois gravés des personnages au milieu d'un paysage; derrière un rocher est un homme armé d’une carabine, et, plus bas, dans le ravin, trois cadavres sont étendus. C’est la carabine qui a été offerte par la Compagnie Wells and Fargo, chargée dans toute cette région du transport des dépêches, à un individu nommé Venard, qui, en 1866, a tué en quatre coups de son rifle trois voleurs qui avaient dévalisé la diligence et à la poursuite desquels il était parti avec quelques camarades. Il s'était séparé d'eux, et ayant surpris les voleurs tandis qu'ils partageaient le butin, quoique seul iln'avait pas hésité à les attaqueretlesavait tués tousles trois. Un naturel de endroit me raconte l’histoire, et en finissant il ajoute: « Ah! c'est un bon tireur, monsieur. Les deux premiers brigands, il les a tués chacun d'une balle dans le front, et, le troisième, il l’avait blessé de son premier coup grièvement, il n’a tiré le second que
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pour assurer son premier ! » J'avais grande envie de voir ce Venard; on m'assura qu'il allait venir dans quelques :nstants. Mais au bout d'une demi-heure il n'était pas encore là; renonçant au plaisir de faire sa connaissance, je rentre à notre auberge.
5 décembre. — À neuf heures du matin nous partons dans trois petits boggeys pour French Corral, situé à une douzaine de milles à l'ouest,
Le pays, dans son ensemble, n'a pas un caractère bien tranché. C’est un dédale de vallées assez étroites, bien plantées et au fond desquelles coulent des torrents dont l'eau est jaunie par les débris des sables aurifères qu'ils entraïnent. Pendant quelque temps nous suivors le South Yuba river, puis nous traversons ce cours d’eau. Un petit rancho, dont le propriétaire est aubergiste à l’occasion, se rencontre juste à point pour nous permettre de luncher et de faire souffler les attelages. Quelques lourds chariots avec huit chevaux sc arrêtés devant la porte. Ils ne tardent pas à se mettre en marche; chacun est conduit par un homme monté sur l’un des chevaux de timon. Le costume des hommes, l'aspect curieux des chariots, les clochettes dont le collier de chäque cheval est orné et dont le carillon argentin s'entend au loin, forment un ensemble des plus pittoresques et plein de couleur locale.
Une heure de route à peine après le lunch et nous arrivons à French Corral. C'est un gisement de sables aurifères qui appartient par moitié à deux Compagnies qui l'explsitent ensemble, et qui sont désignées sous les noms de Milton Company et de North Bloomfield
150 IREMIÈRE PARTIE
gravel mining Company. On y construit actuellement un tunnel qui coûtera environ 140,000 $; il aura 3,500 pieds de longueur sur 7 de large et 7 1/2 de haut. Ce tunnel a pour but d'éviter que l'or entraîné par les eaux hors des limites du claim, soit recueilli par les riverains. L'eau qui sert à l'exploitation est amenée par des fossés, des flumes (sortes de conduites en bois) et des tuyaux en tôle qui ensemble se développent sur une longueur de plus de 70 milles. Chose à noter, les tuyaux en tôle sont simplement emmanchés les uns dans les autres comme le seraient les tuyaux d’un poêle; leur force de résistance, malgré leur peu d'épaisseur, est surprenante.
Le French Corral occupe une étendue de trois quarts de mille sur un demi-mille,
En attendant l'achèvement du tunnel, on se sert, pour l'extraction de l'or, de pilons au nombre de quinze, du poids d'environ 600 livres, et qui sont mus par une roue hydraulique d'une force d'environ 10 chevaux-vapeur.
Le sable produit par l'écrasement des pierres d’un volume un peu considérable, qu’on soumet à l’action des pilons, est entrainé par un courant d'eau qui passe sous les pilons dans des sluices dont le fond est ici formé de blocs carrés en bois, ordinairement d’un peu plus d’un pied de côté. Ces blocs laissent entre eux naturellement des intervalles au fond desquels on à jeté du mercure et où les parcelles d’or tombent et sont arrêtées. On appelle les intervalles entre les blocs des riffles, et les blocs des block riffles.
Ces sortes de pavés sont très rapidement usés par le
frottement des débris entraînés par le courant, et onest forcé de les changer souvent. Environ toutes les trois semaines on dérive les eaux et on recueille les résidus restés dans les rifiles. On sépare l’amalgame, on le passe dans des toiles pour retirer l'excédant de mercure, et la boule qui reste dans le filtre est soumise à la distillation.
L'exploitation de French Corral ne rapporte actuellement que 150 $ net par jour; mäis, quand le tunnel sera achevé, quand on emploiera les procédés hydrauliques usités dans les autres claims de la Société, le rendement sera probablement de 2,000 $ par jour; le yard cube de gravier donne en moyenne 30 cents d'or, et l'on n’est encore qu'à la surface. Quarante ouvriers sont employés, dix blancs et trente chinois.
La quantité de mercure que l'on perd dans une exploitation de ce genre est très minime. Ainsi, à French Corral, sur trente bouteilles utilisées en vingt jours, il n°y a environ qu’une demi-bouteille et perdue.
Quittant French Corral et ses petites habitations de mineurs, coquettement dispersées dans la campagne, au milieu de vergers, où en dépit de l'altitude (1,900 pieds au-dessus du niveau de la mer) poussent les amandiers, les figuiers et les orangers, nous passons devaut le Bed- Rock mine, qui appartient aux deux mêmes Compagnies qui possèdent le French Corral, devant le Sioeat Land mine, cette mine qui, achetée il y a quatre ans 275,000 $, en a déjà rapporté 400,000, et devant la mine de Mansanita, aussi une propriété des Milton et North Bloomfield gravel mining Companies,
La mine de Bed-Rock et celle de Mansanita, où on
use des moyens d'exploitation généralement employés maintenant, rapportent entre 15 et 20,000 $ par mois chacune.
Arrivés à la Mine américaine, comme l'heure est déjà avancée, sans pousser plus loin que la limite où commencent les travaux, nous allons donner un coup d'œil à ce placer qui, en vingt-deux ans, a rapporté 15 millions de $. Du point où nous nous sommes arrêtés, nos regards embrassent une immense étendue, profondément creusée par les forces hydrauliques dont on à fait usage pour l'exploitation des sables aurifères; et rien n’est plus facile que de se rendre compte de la forma. tion d’un placer en examinant celui-ci; il remplit d’une facon évidente le lit bien dessiné d'une ancienne rivière.
Il est admis que, dans une époque reculée, la terre a été soulevée ou s'est affaissée sur de larges étendues. L’atmosphère a agi de son côté sur les roches et les à corrodées. Puis les eaux sont venues accomplir leur œuvre chimique et mécanique à la fois. Le quartz est le gîte de l'or qui s'y trouve sous forme de filons. Le quartz qui se trouve entre des strates de micaschiste, de gneiss, de roches de formation métamorphique,
quand elles ont été attaquées, s'est désagrégé comme
elles, et les éléments divers de ces roches se sont séparés et ont été entraînés par la violence des courants qui les traversaient. C'est ainsi que les parcelles d'or sont descendues dans les lits des torrents avec des débris de quartz, etc., et que bientôt, en vertu de leur poids spécifique, elles sont venues s'amonceler au bas
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des gisements primitifs entre les roches qui limitaient le lit du torrent qui les entraînait,
A la nuit, nous atteignons notre gite, la petite ville de North San-Juan, à une courte distance du Middle Yuba river, la Yuba du milieu,
6 décembre. — North San-Juan n'a qu'un millier d'habitants et n'offre pas beaucoup d'intérêt. Comme tous les villages décorés du nom de villes, que nous avons traversés ces jours derniers, ce n'est qu'une agglomération de petites maisons en bois habitées par les mineurs. Aussi le matin, en attendant l'heure du départ, je ne trouve rien de mieux à faire que d'aller à un quart d'heure de marche visiter un placer à peu près abandonné, mais qui a rapporté des sommes considérables. Par une échelle d'environ 150 pieds de haut, je descends sur l'emplacement désert aujourd'hui où, il y à quelques années, travaillaient nombre d'individus qui se sont enrichis. Sur les roches mises à nu, il est facile de constater la trace irréfutable du passage des eaux. Je ramasse quelques pyrites de fer et un bel échantillon de quercus alba qui, transporté par les eaux avec tant d'autres débris de toutes sortes, a pendant des siècles peut-être été enfoui avec eux.
A neuf heures nous partons. Le boggey où notre ami le docteur Davesne, par suite d’un accident arrivé à l'un des ressorts, a été secoué hier à en avoir tous les os rompus, est raccommodé heureusement d’une facon à peu près satisfaisante, Tout le long de la route, aussi loin que l’œil peut s'étendre, le pays est bouleversé par le travail des mineurs. A Badger Hill, nous mettons un
jour. Les eaux de
French Corril., Kate Hayes...
Bed Rock..... Manzanita . ....
Badger Hill...
Kennebee.,.,...
Grizzly Hill...
Spring Creek...
Dans un temps
instant pied à terre; c’est encore un gîte de sables aurifères qui appartient aux deux Sociétés réunies de Milton et de North Bloomfield; il n’est pas encore exploité. Il s'étend sur une longueur de plus de 4,500 pieds, mais il prendra plus d’'accroissement encore un
propriété des trois grandes Sociétés les Milton, North Bloomfield et Eureka-Lake Companies, il est impossible à d'autres Sociétés de se former, et forcément ces trois Compagnies doivent, petit à petit, devenir les possesseurs de tous les placers de la région.
La plus importante, la North Bloomfield Gravel mining Company, est propriét:ire ou a un intérêt dans l'exploitation des gîtes de sables aurifères suivants, qui ont une longueur totale de 32,510 pieds :
Bloomfield Mine.
le 10 à 12,000 pieds de gîtes qui ne peuvent être travaillés qr'avec l'aide des tunrls et des conduites d’eau des Compagries Miltun et North Bloomfield, ce qui portera la longueur totue des gîtes à exploiter à 43,000 pieds.
tout le pays environnant étant la