Copropriétaire, la Milton 3.000 Compary
16.000 3. J0 2.000 { Copropriétaive, l'Union 1.500 { Company.
— Seule propriétaire.
prochain, il sera acquis une étendue |
En admettant un rendement moyen de 10,000 $ par pied, ce qui ne paraît pas exagéré, cela ferait une somme de 43 millions de $.
En dehors de ces gîtes de sables aurifères, la Compagnie de North Bloomfield est encore propriétaire d’une grande quantité de sables recouverts de laves, et dont l'exploitation ne sera possible que si la maind'œuvre devient moins chère et si les capitalistes se montrent moins exigeants.
A côté de Badger Hill, mais à une assez grande distance du point où nous nous sommes arrêtés, nous apercevons un placer en exploitation, et nous voyons deloin pour la première fois le jet d’eau destructeur amené par les fiumes et les tuyaux accomplissant son œuvre, désagréger les sables, et les débris s'en aller entraînés dans les sluices par le courant. Les propriétaires de ce placer ont un marché passé avec l’une des trois grandes Compagnies, qui leur vend l'eau nécessaire à tant le pouce d'eau suivant l'usage.
On évalue en effet le débit d’un fossé ou d'une flume en pouces, Le pouce d’eau, mesure des mineurs, équivaut à 2,230 pieds cubes d’eau en vingt-quatre heures.
En quittant le placer de Badger Hill, nous passons auprès des mines de Chimney Hill et de Columbia, qui appartiennent à l'Eureka Lake C°, puis auprès d'un village d'une centaine d'habitants qui porte le nom de Lake City, et enfin nous atteignons North Bloomfield qui se trouve à environ 14 milles de San-Juan,
L'établissement de la Compagnie porte le nom de Malukofj. À peine arrivés nous nous mettons à table et nous faisons honneur à un déjeuner le meilleur que nous
ayons eu depuis longtemps. C’est qu'il a été confectionné par un vieux cuisinier français qui, après avoir été le maître-coq de l'amiral Bruat, est venu s'échouer dans ces parages avec l'espoir de faire fortune. Le pauvre bonhomme témoigne une joie d'enfant de revoir des compatriotes. Le docteur lui donne une consultation pour des rhumatismes dont il souffre fort, puis nous lui serrons la main, lui recommanda”t de soigner le souper, et nous allons visiter les travaux.
Ici nous pouvons voir dans toute leur perfettion les procédés hydrauliques employés pour exploiter les sables aurifères. Rien de plus curieux. Au milieu d'une sorte de cirque immense, produit par les sables déjà lavés, et dans lequel les ouvriers qui travaillent et qu’on aperçoit de loin semblent être de véritables nains, on voit trois énormes jets d'eau qui, amenés par des tuyaux, viennent battre la montagne et la réduire en poussière. Les pierres volent en l'air, souvent à une hauteur de plus de 30 pieds, dans un nuage de boue; il semble qu'on assiste à l'éruption d'un volcan.
Le jet le plus considérable projette en un jour vingtquatre millions de gallons d'eau, c'est-à-dire trois fois la quantité d’eau que, dans le même espace de temps, use la ville de San-Francisco. Cette eau peut être envoyée à une hauteur de 330 pieds. La force du jet est évaluée à 1,400 chevaux-vapeur. On peut, en vingt-quatre beures, laver environ 6,000 pieds cubes de sable avec ce jet seul. L'eau sort par un tuyau en fonte qui se meut sur un pivot placé sur le sol. ,
Il suffit d'un homme pour la diriger, grâce à une
tubulure articulée sur laquelle s'ente le tuyau de sortie; cette tubulure vient d’être inventée par M. Perkins, le superintendant de.la mine.
En dehors du jet d'eau dont il vient d'être parlé, il y en à cinq autres de moindre importance utilisés à North Bloomfield. Malgré leur puissante action, il faut parfois employer la poudre pour faire sauter les masses de rocher quand elles sont par trop considérables,
Les débris détachés sont entraînés dans un tunnel qu'on a été obligé de creuser pour dorner à l'eau la pente nécessaire à l'exploitation de la couche inférieure de sable qui toujours est la plus riche, Ce tunnel a une longueur de un malle et demi. IL a fallu deux ans et demi pour le construire. Le travail a été fait sous la direction de M. Hamilton Smith, actuellement chef d’exploitation de la Compagnie, mais alors superintendant et ingénieur de la mine. Les travaux furent entrepris sur huit points différents, au moyen de puits creusés en chacun de ces points. Du fond de chaque puit, le travail fut poussé des deux côtés en mème temps et les calculs avaient été :1 bien faits que le total des erreurs commises aux points de rencontre des dix-huit galeries n’a pu êt. : apprécié que par des observations faites avec une précis n° mathématique.
La première moitié du tunnel est garnie de sluices ; on y recueille environ 80 p. 100 de la quantité totale d'or produit. Le reste du rendement est donné par les sluices placés à la sortie du tunnel et dont le nombre d'ailleurs va être augmenté. Ces derniers sluices diffèrent de ceux qui sont sous la première partie du tunnel et qui sont analogues à ceux qui ont été décrits
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précédemment, en ce qu’ils sont formés de larges cuves rectangulaires en bois, dont le fond est garni de châssis ou de pierres, Sous ces châssis ou entre ces pierres, on jette du mercure qui rétient les dernières parties d'or qui peuvent encore se trouver dans les sables entraînés par le courant.
Ainsi donc, ici comme à Zdahoc, la séparation de l'or et des gangues s'effectue par de simples procédés mécaniques ; il est facile de se rendre compte comment cette séparation s’opère. Le poids spécifique de l'or est 19.36 et celui du mercure 13.59, tandis que les pyrites de fer ont une densité d'environ 5, les quartz un poids spécifique d'environ 2.5, etc. Si donc on prend, par exemple, un morceau de quartz aurifère, composé de deux éléments : l’un, l'or, ayant une densité de 19.36, et l’autre, le quartz, une densité de 2,5, et si on prend un liquide, le mercure, dont le poids spécifique est 13.59, il est clair que l'élément dont la densité est 19.36, c'est-àdire l'or, tombera dans le liquide, tandis que l’autre surnagera. Il est donc évident aussi qu'il suffira de réduire le minerai en atomes assez petits, et que dès que l'or entrera en contact avec le mercure il tombera au fond; qu’on devra donc simplement remuer le sable aurifère et amener chaque particule en contact avec le mercure pour séparer l'or des autres éléments. A North Bloomficld il est dépensé environ 1,500 livres de mercure en trois semaines, et il n’en est pas perdu plus d'une centaine de livres lorsqu'au bout de ce temps on recueille l’amalgame.
Il y a trente ouvriers employés actuellement, Les dépenses journalières sont de 150 $, les bénéfices de
600 $. Le gravier qu’on exploite ne rapporte que 2 cents la tonne; celui de la couche inférieure doit, d’après les essais, rapporter 1 $ 1/2.
Le drawback d'exploitations comme celle de North Bloomfield, c'est le taux de la mise de fonds nécessaire. Ainsi il a été dépensé ici, y compris les frais du tunnel, pour les eaux, les réservoirs, les fossés, etc., une somme de un million et demi de dollars. Et on calcule que, quand tous les travaux encours d'exécution seront achevés, les dépenses par jour, y compris les taxes, mais non compris l'intérêt du capital, seront de 250 $&, c'est-à-dire de 90,000 $ par an.
On pourra laver environ 140,000,000 de pieds cubes dc sables aurifères par an. En supposant que chaque pied cube de ce sable rapporte en moyenne un tiers de cent, ce qui est une estimation très modérée, onarrivera à un produit de 460,000 $ environ, ce qui donnera un bénéfice net d'à peu près 370,000 $.
Quand on usera de toute la quantité d’eau que l'on pourra employer, on se servira de soixante millions de gallons d'eau par jour. La hauteur de la colonne d'eau audessus de l'orifice par lequel elle s'échappera sera en moyenne de 400 pieds, c'est-à-dire que la pression sera de 170 livres par pouce carré. On compte aussi arriver à se servir d’un jet où la colonne d’eau au-dessus de l’orifice de sortie aurait une hauteur de 600 pieds ; la somme de force développée par ce jet serait de 2,400 chevaux. La chute de l'eau, depuis le moment où elle tombera du canal qui l'amène jusqu’au moment où elle déversera dans la Yubx du Sua les sables qu'elle charriera, développera une force de plus de 14,000 chevaux vapeur,
Un fait important à noter, c'est que, si dans un tunnel la pente est peu considérable, il faut pour laver la mème quantité de sables aurifères une quantité d’eau pus grande que celle qui serait nécessaire dans un tunnel où la pente serait plus accusée. Avec une pente de 9 p. 100, on peut avec 6 ou 7 pieds cubes d’eau laver un pied cube de sable : à North Bloomfield, où la pente est de 4 1/2 p. 100, il faut 14 pieds cubes d'eau pour laver un pied cube de sable,
7 décembre. — Après déjeuner je monte à cheval; mes compagnons se partagent dans deux boggeys et nous prenons la route du réservoir où sont réunies les eaux employées aux travaux hydrauliques que nous venons de visiter. C'est vers le nord-est que nous nous dirigeons, suivant la crête du contre-fort qui sépare la Yuba du sud de la Yuba du milieu. Le pays que nous traversons est couvert de forêts d'arbres verts de différentes essences et de la plus belle venue. De loïin.en loin on rencontre quelques habitations en buis; on n’aperçoit pas trace de cultureet les bestiaux sont rares.
A quelques pas du chemin que nous suivons, on nous montre un arbre sapin à sa base, et pin à la partie supérieure ; c’est lesingulier résultat sans doute d’une greffe naturelle; le tronc pourtant semble parfaitement droit et le point où le changement dans le feuillage de l'arbre s'effectue est trop haut pour qu'il soit possible de vérifier l'origine de cette bizarrerie de la nature.
Bientôt nous arrivons à un point assez élevé d'où notre vue s'étend sur un superbe panorama de montagnes : au nord-ouest les Foot Hills, au nord et au nord-
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est la Sierra Bute, à l’est et au sud la Sierra Nevada, Le relief de ces montagnes, dont les sommets neigeux contrastent violemment avec leurs flancs couverts de forêts, se dessine sur un ciel d’un bleu superbe avec une netteté inouie que la transparence de l'atmosphère rend plus grande encore. ,
Pendant une partie de la route, nous avons côtoyé les fossés, les flumes et les conduits qui amènent les eaux des Compagnies Milton, North Bloomfield et Eureka. Un peu avant d'arriver à la petite ville d'ÆEureka, nous avons traversé une vallée assez profonde où s'élevait encore, il y a deux ans à peine, un aqueduc en charpente, connu sous le nom de Magenta Flume. Il n’a été abattu qu'en raison de son état de vétusté, Il avait été construit en 1859 par un ingénieur français, M. Faucherie, et dans ce pays où les travaux de ce genre sont nombreux, on considérait le Magenta Flume comme une œuvre des plus remarquables. La hauteur des poutres de la charpente était de 127 pieds, la pente de 1 p. 100. Jusqu'à ce que M Faucherie eût construit ce flume, on n'avait rien pu établir de solide en raison des grands ventsqui souffaient dans la vallée etrenversaient tout sur leur passage. Notre compatriote avait eu l’idée ingénieuse de faire décrire au flume une série de courbes régulières, dont le rayon était de 800 pieds; il avait réussi à annihiler ainsi l’effet des ouragans. Chaque pièce de la charpente, avec la portion du conduit qu’elle devait supporter, avait été construite à terre et le tout avait été élevé en même temps et rassemblé sans difficulté.
Le flume qui a remplacé le Magenta Flume n'a guère
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que le tiers de sa hauteur ; on était arrivé à changer, au moment où on l’a établi, le cours de la conduite qui amenait les eaux.
A Eureka, à 9 milles environ de North Bloomfield, mes compagnons sont obligés d'abandonner leurs véhicules, le chemin n'étant plus praticable qu’à cheval. Nous nous engageons dans un sentier où parfois la neige a plus d’un pied d'épaisseur, et nous arrivons sans trop de difficultés au sommet du contre-fort qui, du nord au sud, forme la ceinture d'une étroite vallée connue sous le nom du Big-Canôn. C'est le moment du coucher du soleil; les fonds obscurs du ravin, les pentes dans la pénombre et les crêtes couvertes de neige, les unes irisées des teintes les plus variées, les autres plus élevées étincelant comme des diamants, forment un spectacle grandiose auquel le silence profond de la nature qui nous environne ajoute un charme intense. Mais le temps nous presse et nous nous hâtons de descendre les pentes escarpées du Big-Canôûn.
Au fond de la vallée nous trouvons la cabane du gardien du réservoir d’oùs’échappent les eaux employées à North Bloomfield. C'est là que nous passerons la nuit. Mais, avant d’ai'er chercher un repos bien mérité, nous faisons honneur au souper frugal qui nous est préparé à la hâte par le gardien du réservoir, aidé d'un de ses amis, un peu ouvrier bûcheron, un peu trappeur, un peu chasseur d’abeilles, qui nous donne de curieux détails sur la facon dont il va à la recherche des ruches dans les bois. Puis, en fumant, nous allons jeter un coup d'œil sur le réservoir qui se trouve à quelques cents pas; il est couvert de glace
et, par ses dimensions, il ressemble à un véritable lac Un magnifique clair de lune nous éclaire.
8 décembre. — M. Smith m'a proposé hier soir de voir de près les flumes, j'ai accepté. Au petit jour nous nous mettons en route tous les deux.
11 prend la tête, je le suis et, pendant près de 4 milles, nous nous promenons sur un chemin de planches, de 25 centimètres de largeur ayant d’un côté un précipice d’une profondeur variant entre 5 et 600 pieds et de l’autre la conduite où le volume d'eau et le courant sont tels qu’il y aurait impossibilité absolue, pour quiconque y tomberait, de s'e tirer.
M. Smith paraît se mouvoir sur cette passerelle avec autant d’aisance que s’il se fût trouvé sur une grande route; il n’en-est pas de même de moi, et je dois avouer que je ne m'y sens rien moins qu'à mon aise, Mais l'amour-propre aidant, je finis par m'en tirer assez honorablement, et je traverse même à mon retour le Big-Canôn sans trop d’embarras, toujours sur cette même passerelle fixée au flanc du flume et qui sert aux individus chargés de la surveillance et des réparations.
Pour construire ces flumes, en raison de l'impossibilité absolue de transporter à de pareilles hauteurs et sur des pentes aussi abruptes les matériaux, charpentes, planches, etc., on va progressivement, c'est-àdire qu'au fur et à mesure de la construction on amène les matériaux par l'eau qu'on fait arriver ans la partie de la conduite déjà achevée.
Notre promenade d’acrobates terminée, nous remontons le torrent qui, à sa sortie du réservoir, bondit
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à travers les rochers avant d'être emprisonné dans le flume; nous passons ainsi devant une assez jolie cascade qui offre une particularité singulière. L'eau tombe dans un gouffre qui peut avoir 40 pieds de profondeur. Ce gouffre est partagé en deux par un bloc de rocher qui descend presque jusqu'au fond, et l’eau, pour ressortir, est obligée de passer sous ce roc et de remonter à une hauteur de près de 35 pieds avant de s'échapper dans la vallée. C’est un curieux spécimen de siphon naturel.
Le réservoir, qu'on appelle indifféremment Big-Canôn Reservoir ou Bowman Resr:"oir, à au point où se trouve la digue une profondeur dc 95 pieds. Il contient envi. ron 930 millions de pieds cubes d'eau. La digue actuelle a 72 pieds de haut. Elle est faite du côté extérieur d'un mur incliné à 45 degrés en roches de granit, retenues par une série de poutres parallèles au sol et qui sont reliées par des poutres transversales à d’autres poutres placées parallèlement et qui s'appuient sur le revêtement intérieur de la digue, incliné aussi à 45 degrés. La pression supportée par cette digue à été évaluée à 23,000 tonnes. Un tunnel pratiqué au centre de la digue laisse passer les eaux, dont le débit est réglé par des vannes.
On travaille actuellement à élever la digue de façon qu'elle atteigne une hauteur de 95 pieds, à l'aide d'un large mur en blocs de granit, retenus par des barres de fer et construit à une cinquantaine de pieds en arrière de la digue actuelle. L'intervalle sera rempli par des pierres, des quartiers de roc recueillis sur les hauteurs qui forment la ceinture du réservoir, et pour le trans-
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port desquels on a construit une voie ferrée sur laquelle circulent de petits wagons.
A 6 ou 7 milles à l'est du Bowman Reservoir on travaille à un autre réservoir connu sous le nom de Rudyard et qui contiendra 600 millions de pieds cubes d'eau. Quand tous ces travaux seront achevés, les deux Compagnies propriétaires, la Compagnie Milton et la Compagnie North Bloomfield pourront disposer en hiver de 20 millions de pieds cubes d’eau par jour et en été de 13 millions de pieds cubes.
Une courte excursion, moitié à cheval, moitié à pied, me permet de me rendre compte de l'intelligence qui a présidé au choix de l'emplacement où a été établi le réservoir du Big-Canôn. Avec la digue on a simplement fermé la tète de ce vallon où viennent se réunir les eaux de toutes les montagnes avoisinantes,
Vers midi nous rejoignons, M. Smith et moi, nos compagnons, et à deux heures, prenant congé du chef d’exploitation de la Compagnie de North Bloomfield, auquel nous devons tant d'heures agréables et pleines d’intérêt, nous montons à cheval, Rothschild, le docteur Davesne et moi, pour rejoindre à Emigrant Gap la ligne du Central Pacific. Nous avons un guide avec. nous, menant en main le cheval de bât qui porte notre léger bagage.
Au bout d'un mille je prends la tête de la caravane; M. Smith m'avait recommandé de ne pas nous laisser surprendre par l'obscurité, et notre guide ne rae semble pas adopter une allure qui nous permette d'arriver avant la nuit.
Après avoir suivi pendant 4 ou 5 milies le Big-Canôn,
marchant parfois dans la neige où nous voyons des traces nombreuses de cerfs, de loups, d'ours, etc., nous tournons au sud-ouest pour suivre la vallée de South Yuba, et à cinq heures nous arrivions à Emigrant Gap, ayant fait nos 13 milles en trois heures par un chemin parfois très mauvais.
La région que nous avons traversée a beaucoup d'analogie avec celle que nous avons parcourue hier, Nous nous sommes tenus presque tout le temps à une altitude d'environ 5,000 pieds au-dessus du niveau de la mer. Tant que nous sommes restés dans la Big-Canôn, nous avons pu voir, sur le flanc de la montagne, de l’autre côté de la vallée, le flume que j'avais été visiter dans la matinée, En arrivant à Emigrant Gap, nous en avons vu plusieurs autres dans différentes directions,
L'Overland mail ne passant qu’à neuf heures et demie, nous profitons du temps que nous avons devant nous pour souper d’abord, puis pour nous faire montrer une de ces immenses charrues à neige dont à cette époque de l’année on est parfois obligé de se servir pour déblayer la voie. Le soc de cette charrue à 15 pieds de haut et ressemble à l’avant d'un navire, Il peutarriver qu’on.soit contraint d'atteler cinq et six locomotives derrière cette charrue, de prendre près d'un mille de champ et d'arriver à toute vapeur sur la neige amoncelée pour se frayer un chemin. On tient la machine toute prète pour être employée au premier signal.
A neuf heures et demie le train arriveet nous montons dans le special car que M. Scott, le directeur du Pennsylvanian Railway, a mis à la disposition de Rothschild; nous y trouvons quelques-uns de nos amis de San-Francisco,
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venus pour faire avec nous la visite des mines de Vir.ginia City. A Reno, notre car est détaché du train à destination de l'est et accroché à celui qui doit nous mener à Carson, la capitale de l'État de Nevada,
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