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de 45 batteries et 16 batteries indépendantes formant en tout 61 batteries d'artillerie de place.
On compte seulement 16 batteries d'artillerie de campagne, dont six sont armées de pièces rayées du meilleur modèle,
Les officiers et les soldats d'artillerie reçoivent leur instruction dans deux écoles spéciales établies l’une à Kingston, l'autre à Québec, et qui sont dirigées par des commandants de l'artillerie royale.
Il y a 3 régiments de cavalerie se composant de 18 compagnies et en outre 16 compagnies indépendantes at 3 escadrons indépendants (à Québec, à Port-Hope, et à Kingston) : en tout 40 compagnies de cavalerie.
La question de la remonte de la cavalerie et de J'artillerie offre au Canada comme partout de grandes difticultés, moindres pourtant dans la cavalerie, qui est une armée recherchée, et où généralement chaque cavalier fournit son cheval.
Il semble ici que, pour le service de la remonte de l'artillerie, le meilleur procédé à suivre soit d'attribuer une gratification de 10 $ par an au propriétaire du cheval porté sur les contrôles et enregistré pour un service de trois ans dans l’artillerie de campagne.
Les officiers qui suivent les cours des écoles d'artillerie du premier et du deuxième degré recoivent une indemnité de 1 $ ou 1 $ 1/2 par jour. Mais cette allocation, qui ne couvre pas leurs frais, n’est pas suffisante, ce qui empêche beaucoup d'ofticiers de venir profiter de l'instruction donnée dans ces écoles. Elles sont d’ailleurs un peu trop éloignées de beaucoup de grands çentres de population et on arrivera forcément à établir
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des écoles du premier degré à Montréal et à Toronto par exemple, pour donner aux officiers d'artillerie et aux canonniers de ces villes populeuses et des districts avoisinants la possibilité d'acquérir l'instruction nécessaire.
Le territoire est partagé en 12 districts militaires, savoir : quatre pour la province d'Ontario, trois pour celle de Québec, un pour chacune des provinces du Nouveau-Brunswick de la Nouvelle-Écosse, de l'île du Prince- Edward, de Manitoba et de la Colombie britannique.
A la tête de chacun de ces districts se trouve un deputy adjudant general avec un état-major de brigade. A la tête de toute l’organisation se trouve, comme je l'ai dit déjà, un officier général de l'armée anglaise avec un deputy adjudant general comme chef d'état-major.
La milice active compte actuellement 43,000 hommes, c'est-à-dire un cinquième pour cent de la population. Il faut y ajouter la brigade du Grand Trunk Raihoay qui se compose de 2,128 hommes d'élite.
La milice de la réserve, divisée en 3 classes, compte 655,000 hommes, ce qui donne un total de 700,000 hommes susceptibles d'être appelés, en vertu de la loi, pour la défense du pays.
L'armement est très insuffisant. Il est vrai de dire qu’en cas de guerre on ferait venir de la métropole ce qui manque aujourd'hui. Quoi qu’il en soit, actuellement il n'y a en magasin et dans les dépôts d'armes que 60,000 fusils environ. Ces fusils sont du système Snider Enfield, tandis qu’en Angleterre on a adopté pour l'armée les fusils Martini Henry. Ceux-ci reviennent à 4 $, les Snider Enfield ne coûtent que 2? $ 19.
C'est là la raison pour laquelle on s'en tient à ces derniers.
Chaque année il est voté une somme destinée à couvrir les dépenses des camps d'instruction, Quand cette somme n'est pas suffisante pour appeler tous les hommes de la milice active, on les appelle dans une proportion équitable pour chaque province, et ceux qui ne sont pas exercés une année le sont l’année suivante.
Il est probable que sous peu on sentira la nécessité d'établir pour la cavalerie et l'infanterie des écoles analogues aux écoles d'artillerie qui existent actuellement. On travaille à l'établissement d'une École militaire de cadets à Kingston.
Il y a actuellement dans le Dominion of Canada 3,600 milles de chemins de fer environ en exploitation ; 1,100 milles sont en construction, Des contrats sont passés pour 800 milles qui ne sont pas commencés en dehors des 2,400 milles du Pacific Railway.
L'exportation pour l'exercice finissant au 30 juin 1875 a atteint le chiffre de 77,886,283 $ ; l'importation celui de 123,070,283 $. Les droits payés se sont élevés au chiffre de 15,361,382 $, Il y a là une diminution sensible sur l’année précédente.
La dette s'élève à 141,204,608 $, pour lesquels il est payé 6,122,697 $ d'intérêts. — Le revenu pour l'année 1874-1875 a été, en chiffres ronas, de 25,000,000 $,.
Court aperçu de la géographie physique et des productions naturelles des provinces d’Ontario, de Québec, du Nouveau-Brunswick eb de la Nouvelle-Écosse,
Dans le bassin du Saint-Laurent et des cinq grands lacs, le pays est très ondulé. Au nord du fleuve, il présente une série de coilines peu élevées, les Wotehish Mountains et les Laurentides dont la hauteur moyenne est d'environ 1,800 pieds, et au sud des ramifications des monts Alleghanys qui viennent se terminer au cap Gaspé, en face de l'île d’Anticosti et dont la hauteur atteint parfois jusqu’à 2,500 nieds.
Ce bassin à ure superficie d'environ 530,000 milles carrés, dont 130,009 environ couverts par les eaux et. dont 70,000 milles carrés appartiennent aux Étots-Unis.
Les Laurentides qui courent ie long de la côte nord du golfe du Saint-Laurent et de la rive norû de ce fleuve à son embouchure, s'en écartent à mesure ” 1e l'on marche vers l'ouest. A hauteur de Québec, elles sont déjà à 30 muiles environ du Saint-Laurent. Puis elles suivent les bords de l'Ortawa pendant une
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centaine de milles; là elles s'ouvrent pour laisser passer cette rivière et elles descendent vers le sud. Un peu au-dessous de Kingston, un rameau se détache et suit à l'ouest la rive nord du lac Ontario, tandis que la chaîne principale s'abaisse pour livrer passage . au Saint-Laurent, puis reparaît de l’autre côté pour se joindre aux monts Adirendacks.
La chaîne des Laurentides est formée généralement de roches granitiques ou siliceuses. Dans les vallées, le sol est le plus souvent calcaire et d’une grande fertilité. La région comprise entre les Laurentides et, les ondulations qui forment la ligne de partage des eaux entre le bassin de la mer d'Hudson et celui du fleuve Saint-Laurent, a une superfcie d'environ 200,000 milles carrés.
La plus grande partie des terres en culturu se trouve dans la région située au sud de ï'Ottawa. On y voit aussi des forêts considérables, de pins principalement. Au nord, la rigueur du climat ne permet pas la culture des céréales. Cette portion de la contrée restera longtemps encore sans doute couverte de forêts, et si l'exploitation s'en fait avec soin, ce sera de là que, pendant des années, on tirera le bois nécessaire à la consommation du pays et à l'exportation. Ces immenses étendues boisées ont, en outre, l'avantage d'arrêter les pluies, d'empêcher les inondations et, en tempérant l'effet des grands vents du nord, de contribuer à maintenir la température à un degré plus élevé. Ce sont là des raisons suffisantes pour que des mesures énergiques soient prises en vue de la conseryation de cette grande région de forêts,
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