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muis toujours suivant ce qui aura été ordonné par le gouverneur dans son conseil.
Celui-ci peut enfin, toujours dans les mêmes conditions, ordonner qu'une partie des revenus soit employée pour établir des Écoles normales destinées à former des instituteurs pour les écoles communes ou pour mettre les instituteurs à même de suivre les cours des écoles normales. Ces écoles normales sont actuellement au nombre de trois, deux sont catholiques et une protestante.
Il y à un conseil d'Instruction publique, dont les membres sont nommés par le gouverneur et dont le surintendant ou le ministre font partie. Ce conseil, composé de onze membres au moins et de quinze au plus, nomme son président, promulgue les règlements, prescrit les coursquidevront êtrefaits, choisit les livres, cartes, etc., qui devront être employés, peut retirer les brevets de capacité aux instituteurs, les révoquer, etc.
Dans les colléges, séminaires et autres établissements où est donnée une éducation classique ou industrielle, les études sont un peu plus fortes que dans les établissements correspondants de la province Ontario, les High Schools.
Les élèves sont aussi plus nombreux; les internes forment la majorité.
D'après le recensement de 1873 dans les établissements catholiques, il y avait 5,586 élèves mâles, Dans les établissements protestants il y avait 820 garcons et 172 filles. Les jeunes filles catholiques recoivent leur
instruction généralement dans des couvents, dont l'un des principaux est le couvent des Ursulines. Souvent
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dans ces couvents on envoie des jeunes filles protestantes, dont les croyances sont toujours absolument respectées.
Dans chaque municipalité, il y a une ou plusieurs écoles communes pour l'instruction élémentaire de la jeunesse. Elles sont sous la surveillance des commissaires d'école, ou, s’il est établi des écoles dissidentes, sous la direction des syndics de ces écoles, Les municipalités sont divisées en arrondissements d'école, suivant les besoins de la population, et il y a une école dans chaque arrondissement.
Chaque année, dans les municipalités, il est tenu une asserablée générale de tous les propriétaires de biensfonds et des habitants tenant feu et lieu, pour l'élection des commissaires d'école, en remplacement de ceux dont le mandat est expiré. Ce mandat est de trois ans.
Les commissaires d'école dans chaque municipalité forment une corporation et sont habiles à faire tout ce que, dans la limite de ses attributions, un corps politique constitué peut et doit faire.
Si, dans une municipalité, une partie des habitants professant une religion différente de celle de la majorité, le désire, elle nomme trois syndics qui jouent, visà-vis de l'école dissidente qui est alors formée, le même rôle que les commissaires d'école vis-à-vis de l’école commine. Ces syndics reçoivent directement du ministre ou du surintendant, ou des mains des commissaires d’écolé, leur part des fonds destinés aux écoles, en proportion du chiffre de la population dissidente qu'ils représentent.
Les commissaires d'école et les syndics choisissent
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320 DEUXIÈME PARTIE, parmi eux un président et nomment un secrétaire trésorier, Ils administrent les biens meubles et immeubles des écoles, veillent à l'entretien et à la réparation des bâtiments. S'il est nécessaire d'acheter une maison d'école ou d'en construire une, ils décident si elle doit être achetée ou construite par les habitants de l'arrondissement d'école ou par tous les habitants de la munipalité, Ils peuvent imposer une taxe spéciale dans tel arrondissement d'école pour l’achat ou la construction d’une maison d'école dans cet arrondissement.
Ils nomment les instituteurs, règlent les cours d’études, jugent toute contestation entre les éceies et les tiers, fixent la rétribut 1 mensuelle qui, pendant les huit mois de l’anné 1laire, doit être payée au sacrétaire trésorier par chaque enfant en àge de fréquenter l’école, en sus de la cotisation fixée et prélevée pour l'arrondissement d'école,
Cette rétribution ne doit pas dépasser 40 cents, ni être inférieure à 5 cents. Elle ne peut être exigée des indigents, ni pour les enfants aveugles, sourdsmuets, etc., ni pour ceux qui fréquentent un collége ou un lycée, ou une académie, etc.
Si, dans un arrondissement d'école, il est établi une école spéciale de filles, elle est assimilée à une école ordinaire. Une communauté religieuse pour l'éducation élémentaire des filles, établie dans un arrondissement d'école, peut, en se soumettant au contrôle des commissaires d'école ou des syndics, jouir de tous les droits accordés aux écoles communes.
Les commissaires et les syndics nomment un certain nombre d'entre eux pour visiter, au moins une fois
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tous les six mois, chaque école, et faire un rapport qui est communiqué au surintendant ou au ministre. Ils font prélever, par voie de répartition et de cotisation, dans chaque municipalité, une somme au moins égale à celle allouée à cette municipalité sur le fonds commuun des écoles qui provient d’une allocation législative. La cotisation est répartie proportionnellement sur toutes les propriétés foncières imposables de la municipalité.
Les sommes constituant le fonds des écoles communes du Bas-Canada sont déposées dans une banque désignée par le gouverneur en son conseil, par le surintendant ou le ministre, qui les reçoit du receveur général et qui les répart . entre les diverses municipalités. Dans certains cas, il peut refuser l'allocation à telle ou telle municipalité; il peut aussi réserver une certaine somme pour les écoles communes des municipalités pauvres à titre d'aide spéciale, ou pour soutenir un journal d'instruction publique, ou pour augmenter le fonds de la caisse de retraite des instituteuss.
A Québec et à Montréal, il y à un bureau d’examinateurs composé de quatorse personnes choisies d’une facon aussi juste et équitable que possible parmi les différents cultes et nommées par le gouverneur. Elles sont chargées d'examiner les instituteurs et de leur délivrer des brevets de capacité.
Dans quelques districts, il y a aussi des bureaux d'examinateurs nommés par le gouverneur, mais qui n’ont pouvoir de délivrer ou de refuser des brevets qu'aux instituteurs de ces districts,
Le gouverneur peut aussi constituer temporairement de ces bureaux dans un comté quelconque,
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Les instituteurs des écoles communes élémentaires doivent pouvoir enseigner la lecture, l'écriture, les élérrents de grammaire, de géographie et d'arithmétique.
Le gouverneur en son conseil peut adopter toutes les mesures nécessaires pour l'établissement d’écoles modèles et ordonner que, sur les fonds de revenu, une certaine somme soit affectée à cet objet. Les commissaires ou syndics peuvert exiger une rétribution mensuelle plus élevée dans les écoles modèles. Cette rétribution ne fait pas partie du fonds des écoles, mais elle est payée directement à l’instituteur, à moins toutefois de convention autre.
Les instituteurs des écoles modèles doivent, en dehors des connaissances exigées des instituteurs des écoles communes ordinaires, pouvoir enseigner la grammaire, l'analyse des parties du discours, l’arithmétique, la tenue des livres, la géographie, le dessin linéaire, l’arpentage.
Les prêtres, les ministres de différents cultes et les personnes faisant partie d’un corps religieux voué à l’enseignemsnt, sont exempts de l'examen devant un bureau, quel qu’il soit.
Les femmes et les jeunes personnes qui ne font pas partie d'une communauté religiense et qui désirent devenir institutrices dans une école commune, subissent les examens ordinaires,
Dans certaines de ces écoles communes, j'ai vu des jeunes filles de dix-sept et dix-huit ans remplissant leurs fonctions d'une façon remarquable. L'expérience semble prouver qu’il y à un grand avantage à confier l'éduca-
tion primaire à des femmes. En raison des soins qu'elles peuvent donner aux jeunes enfants, on peut remettre ceux-ci plus tôt entre leurs mains.
Le gouverneur peut nommer des inspecteurs des écoles communes, qui doivent tous les trois mois adresser un rapport au ministre ou au surintendant. Ils sont payés sur le revenu des fonds pour l'éducation supérieure.
Une fois p2r an au moins, et plus souvent s'il est nécessaire, les écoles communes sont visitées par l’un des visiteurs de la municipalité. Sous cette appellation, on comprend les membres résidents du clergé, les juges de la cour du banc de la reine et de la cour supérieure, les membres de la législature, les juges de paix, le maire, le préfet de la municipalité, les colonels, lieutenants-colonels, majors et le plus ancien capitaine de la milice résidant dans la localité.
Une amende, variant entre 5 et 10 $, peut être infligée à quiconque est appelé à accepter une des charges ou à remplir une des fonctions dont il a été parlé ci-dessus et qui refuse ou ne remplit pas son office.
A Québec et à Montréal on n'impose pas de taxe spéciale pour les écoles, mais le trésorier de la cité paye sur les fonds de la ville la somme voulue.ll n'est, d’ailleurs, alloué à ces deux villes qu'une partie de lasomme qui devrait leur être allouée sur les fonds votés par la législature, si on avait égard à la population.
Les fabriques peuvent acquérir des biens pour soutenir les écoles fondées et étabiies par elles. Ces écoles sont soumises à certains règlements. Ainsi, chaqueannée, en un jour fixé par écrit et à l'avance, il doit êtrerendu
MONTRÉAI. — QUÉBEC.
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compte à une assemblée des habitants tenant feu et lieu dans la paroisse de ce qui a été fait pendant l’année scolaire.
La fabrique et les commissaires d'école d’une paroisse peuvent s'entendre et réunir, pour une ou plusieurs années, les écoles de fabrique aux écoles tenues en vertu de la loi sur les écoles communes.
Il existe encore dans le Bas-anada des écoles de fondation royale.
Le gouverneur nomme les syndics de ces écoles. Ces syndics forment un corps politique constitué sous le nom de : Institution royale pour l'avancement des sciences. Ts administrent les biens appartenant aux institutions de fondation royale. Le président est nommé par le gouverneur.
Enfin, en dehors de l’Université Laval, il y a deux autres universités organisées dans la province de Québec : l'université Mac-Gill et l'université de Bishop College,
La première, à Montréal, a été fondée par un marchund de cette ville, James Mac-Gill, C'est une université protestante, mais où les étudiants de toute religion sont admis. Il y quatre facultés : une faculté des lettres, une de sciences, une autre de médecine et une de droit.
L'université de Bishop College, à Lennoxville, fondée à l'origine comme collége de théologie par l'Église d'Angleterre, a été par la suite réorganisée sur des bases plus larges, et en 1853 a reçu, par charte royale, le pouvoir de conférer les grades universitaires.
Les progrès de l'éducation dans le Bas-Canada depuis
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vingt-cinq ans sont considérables. Les chiffres suivants permettront d'en juger :
Population Nombre d'instituiions Nombre d'élèves 1853... 800,261 2,352 108,284