‹ Quatre années en OcéanieChapitre 29 sur 35 · EXPLICATION DES PLANCHES · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES PLANCHES

Figure A. Bouclier en usage chez les Papous australiens orientaux. Hauteur, 80 centimètres environ. Largeur, 40 à 11 centimètres au plus. Epaisseur, de 13 à 15 centimètres. ' >i

Ce bouclier, vu par devant, montre leé des*sins lozangiques, à raies alternativement roûgés et blanches, dont sont ornés les deux pans coupés, légèrement courbes, qui forment sa face antérieure.

Figure B. Autre bouclier, vu de profil. On voit, figuré en blanc, le trou qui sert aux Papous à le tenir de la main gauche. Les pans coupés (qui, réunis, forment la face postérieure de cet instrument) sont dépourvus de toute ornementation, mais légèrement taillés en gouttière, au-dessus et au-dessous du trou ménagé pour la main, afin que les doigts aient une moins grande épaisseur à embrasser.

Figure C- Casse-tête ordinaire. Longueur, 60 centimètres environ.

Je dis casse-téte ordinaire; parce que les Papous orientaux ont* parfois, des casse-létes en forme de champignon ou en forme de bec d'oisean, comme ceux des Néo-Calédoniens.

Figure D. Profil d'une hachette de Papou.

Longueur totale, 27 à 28 centimètres.

Quatre choses entrent dans la composition de cet instrument : premièrement, une pierre taillée en biseau ; secondement y un gros manchon ou bourrelet de résine ; troisièmement, une latte fort mince, repliée sur elle-même pour entourer les deux objets précédents et leur servir de manohe; quatrièmement, enfin, un bout de corde fait avec des boyaux tordus, pour consolider le tout.

Il va sans dire que la résine a été employée chaude ; et qu'en se refroidissant elle a aussi fortement adhéré au bois qu'à la pierre.

Figure E. La même hachette vue par derrière, pour bien faire voir que les deux bouts de la latte employée ne se touchent qu'eu bas.

J'ai rarement vu des hachettes aussi fortes que celle ci. Le plus souvent cet outil se compose, tout bonnement, d'un petit njorceau de

bois fendu par en haut ; d'une pierre (à peu près plate) beaucoup plus mince que celle figurée ici ; d'i|n solide amarrage (en croix de saint André) fait avec un bout de bitord en ligneux ; et d'une épaisse couche de résine entourant et consolidant le tout.

Figure F. Woumara vu de face. Longueur de 90 à 92 centimètres.

Figure 6. Le même instrument vu de profil.

Figure H. Son crochet très-grossi; pour montrer: premièrement, la petite cheville (pointue d'un bout et taillée en sifflet de l'autre) qui £ait retour sur la pièce principale taillée en spatule ; tecondemenl, le bout de bitord» en ligneux, qui marie bien étroitement ces deux morceaux de bois entre eux ; troisièmement j la couche de résine noire qui recouvre et consolide le tout.

Les woumaras faits d'un seul morceau de bois sont généralement beaucoup plus petits et beaucoup plus gracieux que celui dont je donne le spécimen. En outre, ils sont agrémentés de quelques dessins faits en brûlant un peu leur bois.

Figure I. Bout inoffensif ou cupule d'une lance de grosseur naturelle. Dans la partie résineuse se trouve une dépression de deux ou trois millimètres au plus.

Figure J. Boumaring yu de face. Longueur, 75 centimètres. Largeur. 7 à 8 centimètres.

Epaisseur maximum, un centimètre au plus, comme le donne à penser la petite coupe, K, faite en son beau milieu, perpendiculairement à ses fibres. J*ai trop longuement parlé de cet instrument, dans le texte de ce livre, pour m'étendre beaucoup ici.

Figures L. Ornithorhynque vu dans quatre postures différentes.

Figure M. Tête d'un chien sauvage de l'Australie orientale, dessinée d'après Teau-forte qu'en fit mon défunt ami Charles Meryon, ancien officier de marine.

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