‹ Quatre comédies. Edited with an introd. and notes by Raymond WeeksChapitre 23 sur 75 · Scène XVII · texte numérisé non relu

Scène XVII

Octave, seul, sortant de V auberge Ah! — où vais-je aller à présent? j'ai fait quelque chose pour le bonheur d'autrui, qu'inventerai-je pour mon plaisir? Ma foi ! voilà une belle nuit, et vraiment celle-ci doit m'étre comptée ! — En vérité, cette femme était belle, et sa petite colère lui allait bien ! D'où venait-elle? c'est ce que j'ignore. — Qu'importe comment la bille d'ivoire tombe sur le numéro que nous avons appelé! Souffler une maîtresse à un ami, c'est une rouerie trop commune pour moi, La véritable affaire était de souper ! Il est clair que Célio est à jeun. — ,' Comme tu m'aurais détesté, Marianne, si je t'avais aimée ! comme tu m'aurais fermé ta porte ! comme ton bélître de mari t'aurait paru un Adonis, un Sylvain, en comparaison de moi ! — Où est donc la raison de tout :Cela? La raison de tout c'est la fortune! Il n'y a I qu'heur et malheur en ce monde. Célio n'était-il pas désolé ce matin, et maintenant. . . {On entend un bruit sourd et un cliquetis d'épées.) Qu'ai-je entendu? quel est ce bruit?

célio, d'une voix étoufée A moi ! . . .

6o QUATRE COMÉDIES

OCTAVE

Célio ! c'est la voix de Célio. {Courant à la grille.) Ouvrez, ou j'enfonce la grille !

Page 1