‹ Quatre comédies. Edited with an introd. and notes by Raymond WeeksChapitre 8 sur 75 · Scène X Tibia, Claudio · texte numérisé non relu

Scène X Tibia, Claudio

CLAUDIO

Que penses- tu de cette aventure, Tibia? Il y a quelque ruse là-dessous.

TIBIA

Vous croyez, monsieur?

CLAUDIO

Pourquoi n'a-t-elle pas voulu dire ce qu'elle a répondu? La déclaration est impertinente, il est vrai, mais la réponse méritait d'être connue. J'ai le soupçon que ce fils d'Hermia est l'ordonnateur de toutes ces guitares.

TIBIA

Défendre votre porte à ces deux hommes est un moyen excellent de les éloigner.

CLAUDIO

Rapporte-t'en à moi. — Il faut que je fasse part de cette découverte à ma belle-mère.

TIBIA

Monsieur, la voici justement.

CLAUDIO

Qui? ma belle-mère?

TIBIA

Non, Hermia, notre voisine. Ne parliez-vous pas d'elle tout à l'heure?

CLAUDIO

Oui, comme étant la mère de ce Célio, et c'est la vérité, Tibia.

TIBIA

Eh bien ! monsieur, elle vient de ce côté avec un, deux et trois laquais; c'est une femme respectable.

CLAUDIO

Oui, ses biens sont considérables.

TIBIA

J'entends aussi qu'elle a de bonnes mœurs. Si vous l'abordiez, monsieur?

CLAUDIO

Y penses- tu? La mère d'un jeune homme que je serai peut-être obligé de faire poignarder ce soir même ! Sa propre mère. Tibia ! Fi donc ! je ne reconnais pas là ton habitude des convenances. Viens, Tibia, rentrons au logis.

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