UN UÉNAUE A PARIS DEUX FRÈRES
Depuis bien des siècles les penseurs, les philosophes, se sônt évertués à proclamer, à' écrire qtié, ^
les femmes moralisent et adoucissent les mœurs.
Ceci est assurëinent pour nous d’une incontestable
vérité. 'Néanmoins jusqu’ici peu d’hommes éclairés, .^
ont encore élevé la voix pour signaler d’une manière
-hardie et positive, tout en' les reconnaissant, les^ vices de l’éducation qu’on donne généralement aux • femmes. ' '
Ôn les élève, il faut le dire, comme si toute leur •
existence devait être renfermée dans l’étroit esjiace
du foyer domestique, ou qu’elles dussent figurer
seulement avec avantage dans un salon. Ou ne-songe pas même à en faire des femmes capables de retenir dans son intérieur un mari ; car l’homme, quoi qu’on ' ôn dise, voudrait trouver dans sa compagne non- ' seulement une femme qui sût conduire sa maison, •
DigitizÂtby Gqogle
■ /inaiis encore une amie, une personne instruilé, avec ■
teqüelle il pût échanger ses idées sur dès sujets^ .' . ^ '
sérieux. ’ ' • ■ . \ ■
' , Be cette imprévoyance des institutrices , ‘de ce ' • fckheux point de départ dans l^édücation, de cette J' ■
nullité et de cette ' futilité de la femme' naissent, à ^üp sûr , le désordre et le peu d’harmonie qui •. •
régnent' dans beaucoup de ménages. ■
“■ V Que de faits éclatants; que d’actioiis nobles et^ ‘ - ‘ ' grandes n’aurait-on pas chaque jour à admii-er', Vi “. r.
, . 'enregistrer dans les annales de la famille et de ^ • V‘
société si on édevait les jeunes filles d'une manière
, ; ) plus conforme à l’intelligenCé, à la finesse d’esprit, ^ • .
à l’exquise sensibilité qu’elles tiennent dé la naturOi" ■ ‘7 :
ne possèdent' assurément pas -lés ; - .
hommes, malgré leur • supériorité sur les femmes^,
. V, , supériorité dont on veut bien les gratifier? Comlfién^ ; / ' .
* ••• d’existences seraient -mieux remplies, si ou élevait .
tes jeunes 'filles comme devant- jouir * de toutes leü
prérogatives des hommes, si ou évitait de leur ré-' ' - • péter a-satiété que la femme n’est apte qu’à soigner - ; > '
l’imérieur.de son ménage, qu’elle ne doit toucher a
' ^ aucune dé ces questions sérieuses quiue sont que du ' •;
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