‹ Quatre millions pour un cœurChapitre 5 sur 14 · UN UÉNAUE A PARIS DEUX FRÈRES · texte numérisé non relu

UN UÉNAUE A PARIS DEUX FRÈRES

Depuis bien des siècles les penseurs, les philosophes, se sônt évertués à proclamer, à' écrire qtié, ^

les femmes moralisent et adoucissent les mœurs.

Ceci est assurëinent pour nous d’une incontestable

vérité. 'Néanmoins jusqu’ici peu d’hommes éclairés, .^

ont encore élevé la voix pour signaler d’une manière

-hardie et positive, tout en' les reconnaissant, les^ vices de l’éducation qu’on donne généralement aux • femmes. ' '

Ôn les élève, il faut le dire, comme si toute leur •

existence devait être renfermée dans l’étroit esjiace

du foyer domestique, ou qu’elles dussent figurer

seulement avec avantage dans un salon. Ou ne-songe pas même à en faire des femmes capables de retenir dans son intérieur un mari ; car l’homme, quoi qu’on ' ôn dise, voudrait trouver dans sa compagne non- ' seulement une femme qui sût conduire sa maison, •

DigitizÂtby Gqogle

■ /inaiis encore une amie, une personne instruilé, avec ■

teqüelle il pût échanger ses idées sur dès sujets^ .' . ^ '

sérieux. ’ ' • ■ . \ ■

' , Be cette imprévoyance des institutrices , ‘de ce ' • fckheux point de départ dans l^édücation, de cette J' ■

nullité et de cette ' futilité de la femme' naissent, à ^üp sûr , le désordre et le peu d’harmonie qui •. •

régnent' dans beaucoup de ménages. ■

“■ V Que de faits éclatants; que d’actioiis nobles et^ ‘ - ‘ ' grandes n’aurait-on pas chaque jour à admii-er', Vi “. r.

, . 'enregistrer dans les annales de la famille et de ^ • V‘

société si on édevait les jeunes filles d'une manière

, ; ) plus conforme à l’intelligenCé, à la finesse d’esprit, ^ • .

à l’exquise sensibilité qu’elles tiennent dé la naturOi" ■ ‘7 :

ne possèdent' assurément pas -lés ; - .

hommes, malgré leur • supériorité sur les femmes^,

. V, , supériorité dont on veut bien les gratifier? Comlfién^ ; / ' .

* ••• d’existences seraient -mieux remplies, si ou élevait .

tes jeunes 'filles comme devant- jouir * de toutes leü

prérogatives des hommes, si ou évitait de leur ré-' ' - • péter a-satiété que la femme n’est apte qu’à soigner - ; > '

l’imérieur.de son ménage, qu’elle ne doit toucher a

' ^ aucune dé ces questions sérieuses quiue sont que du ' •;

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