La Belgique horticole, 18S3, p
légumes, boisson, tout était détestable. Pour mettre le^ comble à cette situation peu réjouissante pour un estomac affamé, le pati'on de l'établissement, soit pour me narguer à cause de mon peu d'empressement à toucher aux mets, soit qu'il voulût se montrer poli et aimable, vint complaisanuncnt me dire, d'un air interrogateur :, Est-ce bon ? Je fus tellement abasourdi à cette question, que je ne sus qu'y répondre. Nous n'étions plus qu'à quelques heures de San-Antonio.
A mesure que nous en approchions, le paysage gagnait un aspect plus tropical. Les cactus se montraient en plus grand nombre ; ils étaient aussi plus fournis, plus élevés. Les plantations de coton et do maïs se succédaient sans interruption ; je remarquai de nouveau beaucoup d'arbres, et au loin la prairie vierge se déroulant à peite de vue. Les regards s'arrêtaient sur de charmants paysages.
Vers 6 heures du soir, enfin, la cloche de la locomotive annonça notre aiTivée à San-Antonio. J'éprouvai quelque émotion à la pensée que je touchais au terme de mon long voyage et que bientôt j'allais revoir des. visages amis. Je jetai un rapide coup d'œil sur la ville, qui apparaissait au loin, puis après quelques tours de. roues de la machine, nous arrêtâmes.
Le gnud csnoD du Colomda.