‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 116 sur 163 · DES VOIX · texte numérisé non relu

DES VOIX

Faites place au héros de Brabant !

tOUS LES GUERRIERS.

Salut, salut au héros de Brabant !

(Le roi a repris sa place sous le chêne. Lohengrin, tout armé comme au premier acte, s'avance sans suite, grave et triste.)

LE ROI

Sois le bienvenu, héros bien-aiméî Ceux que tu as fidèlement appelés autour de ta bannière, t'attendent impatients de combattre, assurés de vaincre sous ta conduite.

LES BRARANÇONS.

Nous t'attendons, impatients de combattre, assurés dé vaincre sous ta bannière.

LOHENGRIN

Mon seigneur et roi, écoute mes paroles : ces vaillants guerriers que j'ai convoqués, je ne puis les conduire au combat.

TOUS LES GUERRIERS, frappés d'étonnement.

Dieu protecteur ! quelle triste nouvelle il nous annonce !

LOHENGRIN

Je ne suis pas venu ici comme combattant; écoutez-moi en ce moment comme accusateur ! J'élève hautement une première accusation devant vous tous, et vous demande un arrêt conforme à la justice et au droit : cet homme m'a attaqué cette nuit par surprise, je l'ai tué, dites si cette action est légitime?

(il a découvert le corps de Frédéric; tous détournent leur visage avec horreur.)

LE ROI et TOUS LES GUERRIERS, étendant la main du côté

du cadavre.

Comme ta main Ta frappé sur terre, qu'il soit frappé dans la seconde vie par la vengeance divine !.

LOHENGRIN

Écoutez maintenant une autre accusation. J'accuse hautement, à la face du monde, la femme à laquelle Dieu m'avait uni, de s'être laissé gagner follement à me trahir.

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