ACTE I
BRANGŒNE
Il recèle le secours que tu appelles.
(Elle va prendre un petit coffret d'or, l'ouvre et montre ce qu'il
contient.)
La mère elle-même les a disposés, les puissants breuvages magiques. Voici le baume pour les maladies et les blessures ; ici le contre-poison pour les poisons funestes : le breuvage du salut, le voici.
Tu* te trompes; je le connais mieux que toi; j'ai gravé sur le flacon un signe profond : voici le breuvage qu'il me faut. (Elle prend une petite fiole et la montre.)
BRANGŒNE, reculant avec épouvante.
Le breuvage de mort !
(iseult s'est levée du lit de repos, et elle entend en ce moment avec une terreur croissante le cri des matelots.)
Héha ! hohè ! à l'artimon, pliez la voile. Héha ! hohè !
Ces cris indiquent une marche rapide. Malheur à moi ! nous sommes près de terre !