‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 138 sur 163 · TOUS DEUX · texte numérisé non relu

TOUS DEUX

Mon cœur bouillonne et s'élève ! Tous mes sens frémissent de plaisir ! Rapides floraisons des tendres désirs ! céleste flamme des langueurs d'amour ! tumultueux délire qui déborde en mon sein! Iseult ! Tristan ! Tristan! Iseult ! Affranchi du monde, je te possède donc, toi qui seule remplis mon âme, suprême volupté d'amour!

(Les tentures s'ouvrent dans toute leur largeur. Le navire est tout rempli de chevaliers et de gens de mer, qui> par-dessus le bord, font, du côté du rivage, des signes d'allégresse. On aperçoit à peu de distance un roc que couronne un cliâteau élevé.)

Page 1