‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 21 sur 163 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

homme infortuné ! Laisse le destin prononcer sur celle qui peut braver son arrêt ! Dans la pureté sans tache de mon cœur, je connais la loi souveraine de la fidélité : celui auquel je la voue, je lui voue la seule véritable : la fidélité jusqu'à la mort !

LE HOLLANDAIS, avec enthousiasme. —Chantant avec Senta.

De ton serment, de tes nobles paroles , un baume sacré coule sur mes blessures. Entendez-vous, j'ai rouvé le salut, ô puissance qui me repoussiez? Étoile du malheur, tu vas pâlir! Flambeau de l'espérance, rallume-toi! Anges, qui m'aviez dès longtemps abandonné fortifiez maintenant ce cœur dans sa fidélité 1

SENTA, chantant avec le Hollandais.

Subjuguée par un charme puissant, je me sens entraînée à le sauver; qu'il trouve ici un foyer; qu'ici son vaisseau repose dans un port éternel ! Qu'est-ce que je sens vivre en moi avec tant d'énergie? Que renferme donc mon sein enivré ? Dieu toutpuissant, que ce qui m'élève l'âme à ces hauteurs soit la force de la fidélité.

DALAND, rentrant.

Pardonnez! mes gens sont là, bouillants d'impatience. Au retour, vous le savez, il y a toujours une fête. Pour l'embellir encore, je viens savoir si le pacte des fiançailles est conclu? Vous avez, je pense, au gré de vos cœurs, donné cours à vos sentiments? Senta, mon enfant, dis, es-tu prête aussi?

SENTA, avec une résolution solennelle.

Voici ma main! et snns retour, je promets fidélité jusque dans la mort !

LE HOLLANDAIS

Elle donne sa main! Sois confondu, enfer, par sa fidélité!

DALAND

Vous ne regretterez pas cette alliance! A la fête!... que tout soit en joie aujourd'hui.

(Tous sortent.)

FIN DD DEUXIÈME ACTE

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