LES BRABANÇONS
Nous promettons paix et obéissance à ses ordres. Sois le bienvenu, roi, le bienvenu en Brabant!
LE ROI HENRI, se lève.
Dieu vous salue, mes amés et féaux de Brabant! Ce n'est pas sans raison que je suis venu vers vous ; apprenez de moi la détresse de l'Empire. Vous dirai-je d'abord les insultes que la terre allemande a subies tant de fois du côté de l'Orient? Sur la frontière la plus éloignée, vous avez fait faire par vos femmes et vos enfants cette prière : Que Dieu nous protège contre la fureur des Hongrois. Cependant j'ai dû, chef de l'Empire, songer à mettre un terme à cette désolation, à cette honte; pour prix de nos combats, j'ai obtenu une paix de neuf ans, je l'ai employée à la défense de l'Empire, j'ai fortifié les villes, fait élever des burgs, exercé mon arrière-ban à la résistance. La neuvième année est maintenant à sa fin, le tribut est refusé, — l'ennemi s'arme et menace en fureur. Il est temps à cette heure de sauver l'honneur de l'Empire ; à Torient ou à l'occident , c'est le même intérêt pour tous. Que tout ce qui s'appelle terre allemande, lève des combattants, et personne alors n'insultera plus l'Empire allemand.
LES SAXONS et LES THUR1NGIENS, frappant sur leurs armes.
Debout, avec l'aide de Dieu, pour l'honneur de l'Empire allemand.
LE ROI, après s'être assis de nouveau.
Maintenant, gens de Brabant, à l'heure où je viens vous notifier de me faire un cortège armé jusqu'à Mayence, quelle n'est