‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 82 sur 163 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

LOHENGRIN

Eisa, as -tu bien compris mes paroles? Jamais tu ne m'interrogeras, jamais tu ne chercheras à savoir ni de quelles contrées j'arrive, ni quel est mon nom et quelle est ma nature.

ELSA, levant vers lui un regard plein d'un sentiment profond.

Mon bouclier ! mon ange ! mon sauveur ! toi qui crois fermement à mon innocence, pourrait-il y avoir un doute plus criminel que de n'avoir pas foi en toi! Comme tu me défends dans ma détresse, de même je garderai fidèlement la loi que tu m'imposes.

LOHENGRIN, ému, ravi, fait lever Eisa et la presse contre son cœur.

Eisa, je t'aime !

LE ROI, LES HOMMES et LES FEMMES.

Quelles charmantes merveilles offertes à mes yeux ! Est-ce un enchantement qui m'est dévoilé? Je sens fondre mon cœur, quand j'envisage cet homme céleste.

LOHENGRIN, après avoir remis Eisa à la garde du roi, s'avance avec solennité au milieu de la scène.

Écoutez, maintenant! peuple et nobles, je le proclame : Eisa de Brabant est innocente de tout crime. Tu l'accuses faussement, comte de Telramund, tu en seras convaincu par le jugement de Dieu.

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