‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 91 sur 163 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

(Eisa, vêtue de blanc, paraît sur le balcon de la Kemenate, et s'appuie sur la balustrade. Frédéric et Ortrude sont encore assis sur les degrés du munster, Eisa est en face d'eux.)

ELSA

Airs bienveillants, si souvent remplis de mes tristes plaintes, ma reconnaissance vous doit l'aveu du bonheur qui se dévoile à moi. C'est vous qui l'avez conduit ici, vous avez souri à sa traversée; sur les vagues furieuses de la mer vous l'avez préservé fidèlement. Pour sécher mes larmes je vous ai souvent importunés ; répandez maintenant votre fraîcheur sur mes joues que l'amour enflamme !

ORTRUDE

C'est elle.

FRÉDÉRIC

Eisa.

ORTRUDE

Elle devra maudire cette heure, où mes yeux l'aperçoivent. Eioigne-toi! Laisse-moi uu instant.

Page 1