Canova, p. 235 sq
io8 l'intervention dans les oeuvres
put lire avec joie dans V Artiste (s'il lisait V Artiste ! *) : (( l'Institut peut revendiquer ce travail comme un témoignage rendu en sa faveur. » Est-ce parce qu'il reçut de lui des encouragements particuliers, que Lemaire joint à l'invitation collective qu'il adresse à l'Académie des Beaux-Arts, de venir visiter le fronton avant qu'il ne soit dévoilé, une lettre personnelle oii il sollicite sa visite particulière^?
Le vaste projet du comte de Chabrol, préfet de la Seine, de fontaines monumentales dans Paris, le ramène à un type de monuments qu'il a beaucoup aimés. On sait qu'il s'en était occupé sous l'Empire. C'est vers 1825 qu'il compose sur elles son article du Dictionnaire méthodique d'Architecture, tout pénétré du souvenir des fontaines romaines et du recueil de Falda. Celles 011 la sculpture dit quelque chose à l'esprit ont sa préférence, et la préférence de tous les architectes et sculpteurs depuis l'Empire ; mais dans toutes l'art ne doit être que pour sertir l'eau. Paris avait un peu oublié, jusqu'à l'adduction de 1 Ourcq en 1808, cette vérité de bon sens, que les préfets Frochot et Chabrol, et Fontaine, lui empruntent \ S'il y a abondance d'eau, le sculpteur, content d'accompagner celle-ci, de l'encadrer, ne sera pas tenté de la sculpter en effigie dans la pierre ou le marbre : de là cette réaction menée par Quatremère, par tous les architectes et tous les sculpteurs depuis la réforme néo-antique \ contre les stalactites, qui furent un des lieux communs de la sculpture décorative du xvIIl^ avec la rocaille ; toujours, selon eux, cette manie perverse de sculpter tout ce qui est inconsistant : le fluide, le liquide, le vaporeux, l'aérien !