‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 135 sur 396 · Moniteur, 11 juillet 1807 (p. 75o · texte numérisé non relu

Moniteur, 11 juillet 1807 (p. 75o

en concentre fortement le sens\ De fait, sur les médailles exclusivement françaises de t8o6 et 1807 l'effigie de Napoléon a presque toujours la majesté de l'imperator, le cou et la naissance du buste nus, lauré presque toujours ; les scènes militaires sont plus souvent allégorisées, tout au moins transposées dans le décor Renaissance, comme la médaille de la Confédération dii Rhin (revers) par Brenet^ En 181 5, dans le « Jupiter Olympien », il revient à la charge^. En 1821 son Eloge de Duvivier"^ dénonce encore avec force (( l'erreur de certaine école moderne », qui croit que le type d'une médaille doit « ressembler à une peinture réduite en miniature..., prétendus petits tableaux sans perspective aérienne, sans dégradations de tons, sans effets de couleurs», et proclame la nécessité de reprejidre le « système du basrelief ». En 1828 et surtout en 1887 nouvelle agression : cette fois allant jusqu'au bout de ses principes, il ne voit dans la numismatique qu'une écriture, c'est-à-dire un « hiéroglyphe'' ».

Mais à côté de sa campagne par le mémoire ou le livre, il agit directement par la composition des types. Eatré en 1806 dans la Commission des inscriptions et médailles, formée dans la Classe elle-même pour composer l'histoire métallique de l'empereur, le voilà au centre même de (( l'invention » : il y reste ou plutôt y règne trente-trois ans, s'occupant du budget de la commission, de ses collections de médailles, et remplissant les fonctions de secrétaire. Il est, avec Visconti et Mongez, celui qui propose le plus de types ; et il propose avec une manie ratiocinante et dogmatique qui fut un des éléments de son autorité ^

1. Joach, Lebreton, secret, perpét. de la classe, lui emprunte ces principes dans son Rapport de 1808 à l'Empereur, p. lôS-iSg.

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