Jupit. Ulymp., pi. XVII, XVIII, XX
i/l^ l'intervention dans les œuvres
Gaylus et de Winckelmann pour imposer la monnaie, médaille ou intaille antique, non seulement à la numismatique moderne, mais encore à la sculpture et à la peinture \ A Raphaël il emprunte, pour représenter la Justice, l'allégorie de la Chambre de la Signature au Vatican, qui est d'ailleurs elle-même un véritable médaillon ^ Mais le plus curieux, c'est qu il a imposé à la médaille comme à la statuaire française Ganova, qui fut son dieu. Dans les projets pour les médailles sur les dépôts de mendicité, sur Madame Mère patronesse des maisons de charité, dans la médaille de la bataille de la Moskowa, on retrouve le souvenir des œuvres du sculpteur italien^. Il y a mieux : quand la Restauration, stimulée par la propagande de Quatremère, a voulu personnifier la Religion, elle en a emprunté la personnification au tombeau de Clément XIII à Saint-Pierre du Vatican\
Pour le style il reste fidèle à ses principes. Au sujet du costume de l'empereur il ne propose que deux fois, pour les médailles du Consulat à vie et de la Légion d'honneur, le costume moderne : encore est-ce le costume d'apparat. Dans toutes les autres occasions il demande le costume héroïque ou idéal*. Ou la commission le suit, ou elle exprime des scrupules : c'est alors « le costume civil du genre idéalM »
Pour les nations ou villes c'est toujours la femme allégorique (( tourellée » ou non. Pas toujours cependant : en 1811 , il participe à la délibération du Conseil général qui sollicite du Gouvernement la concession d'armoiries pour Paris, à celle de la Commission des Médailles (181 6) qui, sur le rapport de Petit-Radel, rejette le nouveau projet de Molinos,
T. Le Paris de David, les Sabines, la figure du Léonidas aux Thermopyles sont empruntés à des médailles ou camées ; de même le bas-relief de Gartellier au Louvre, elc.