Considérations, p
2. C'est au xviiie siècle seulement que le modèle femme est admis en France, mais avec timidité (J. Guiffrey et P. Marcel, Inventaire des dessins du Louvre,
3. « L'Académie n'aime pas encore beaucoup l'antique » {David a Wicar, in septembre 1789).
l6o LES INSTITUTIONS
scolastiques, d'ailleurs mis à deux degrés pour être plus probant, enverra non seulement à Rome, mais dans les autres villes d'art de l'Italie, les pensionnaires désormais libérés des disciplines mesquines du « style académique^ ».
Ce programme appartient bien à Quatremère. Paroy ne s'y est pas trompé : (( celui-ci, dit-il, fait décider que l'Ecole de dessin prendrait le nom d'Ecole Nationale des Beaux- Arts^ )). Et Renou prend la peine de réfuter point par point le projet dans une lettre fort curieuse, pleine d'amertume et d'iiumour: étatisme, recrutement de femmes pour artistes, machiavélisme d'ambition , iln'est pas de vice qu'il n'y trouve \ MaisCliaptal s'en souviendra dans le rapport et projet de loi sur l'Instruction publique, présentés au Conseil d Etat en 1800"^. Et c'est son programme ancien que Quatremère, secrétaire perpétuel, fera reprendre en partie en 181 9. Il fait encore aujourd'hui le fond de la vie active de l'Ecole.
Quanta ridée de l'Institut, il l'a eue quatre ans avant la Convention. Elle est dans le titre même de la « Seconde Suite », dont le chapitre VII est tout entier consacré à lui donner forme et vie, dans le cadre du Louvre \ Boissy-d'Anglas en l'an II se souvient de son projet, parfois de ses expressions*^. Le projet de Daunou, en fructidor an III, d'une (( Encyclopédie vi-