Notice sur Dufourny
l\. Dans la classe d'Histoire et littérature ancienne ; mais dès cette époque la section des Beaux-Arts l'admet à ses délibérations.
de ce qu'elle peut ou doit vouloir, des formules, un programme. A partir d'octobre il intervient politiquement comme député de Paris. Il reste au-dessus des partis. David ne marche avec lui que pour détruire: il n'apporte jusqu'en 1798 aucune idée de réorganisation; — il n'est d'ailleurs qu'un des particuliers intéressés, le plus notoire, le plus violent, le plus bruyant aussi. Ce n'est qu'avec la Convention que les rôles changent : David y entre le 21 septembre 1792 tandis que Quatremère rentre dans la vie privée, certainement hostile à la mesure radicale du 8 août 1798 qui, sur l'initiative de David, supprime l'ancienne Académie de peinture avec toutes les autres.
Mais il est si vrai que jusque-là Quatremère est le chef du parti démocratique des artistes, que c'est à lui, à F (( intrus », que s'en prend la rancune des académiciens et de leurs partisans, Deseine, Paroy, Renou. « Si l'on parle ici beaucoup de M. Quatremère, dit Paroy, c'est qu'il a été le plus grand ennemi de l'Académie dans la Révolution » : nul n'a « marqué aussi révolutionnairement' ». La haine de Deseine est plus explicite : (( Un ancien élève dans les Beaux-Arts, . . lequel avait étudié la sculpture pendant vingt ans sans avoir pu s'élever au-dessus de la médiocrité, crut que l'instant lui serait favorable pour se jeter dans la carrière de l'intrigue. Voulant aussi donner des lois à l'Académie, il commença par l'outrager dans la personne de ses membres. Il fit pour une Académie qu'il créa selon sa pensée des règlements absurdes ^ » Mais c'est surtout Renou qui signale Quatremère à la vindicte des Académiciens. Dès 1790 il regrette que « M. David, auteur d'un grand mérite, soit égaré par des esprits turbulents^ ». En 1791 même secrète tendresse à David, même sévérité caté-
1. Précis historique de Vorujine de l'Acad. Roy., Paris, 1816, p. 17, 18.
2. Notice sur les anc. Acad. de Peint, et de Scalpt., cdit. i8i4, p- 177, note 9. — Deseine, adversaire de Quatremère dans la question de l'ancienne Académie, sera son complice contre le musée de Lenoir. Lenoir, leur victime à tous deux, loue les « Considérations » et la critique du vieil enseignement académique (^Description des Monuments réunis au musée des Monuments français, Paris, an VIII, p. 38).