‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 168 sur 396 · t. III, p · texte numérisé non relu

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l\. Pour qui connaît la vie et les relations de Quatremère de 1780 à 1796 le doute est impossible. Du reste E. Mûntz et M. Gh. Saunier ne s'y sont pas trompés (de ce dernier, op. cit., p. 5i).

5. Séance du 8 vendémiaire an XII (Mém. de l'Institut, t. XX, !\^ classe).

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les il aura si activement participé. C'est surtout d'avoir eu David, qui restera conséquent avec lui-même : le 9 thermidor an VI, pendant le cortège au Champ de Mars des œuvres conquises, il se plaindra à Delécluze ^ : « Les chefs-d'œuvre apportés d'Italie ne seront bientôt considérés que comme des richesses curieuses. La place qu'occupe un ouvrage... contribue singulièrement à faire valoir son mérite, et ces tableaux... perdront une grande partie de leur charme et de leur effet quand ils ne seront plus à la place pour laquelle ils ont été faits... La vue de ces chefs-d'œuvre formera peutêtre des savants..., mais des artistes, non. » En démarquant ainsi les expressions même de son ami le grand artiste en consacrait l'autorité ^

Si Bonaparte avait été réfractaire, ne pouvait-on agir sur l'Empereur .^^ Une occasion précieuse s'offre à Quatremère lors des deux voyages de Canova en France en 1802 et 18 10. Ils reprennent à Paris leur intimité quotidienne de Rome. Canova, stiinulé par lui, ressert à son auguste client, entre deux séances de pose à Saint-Cloud, les Lettres à Miranda, en détails Ces entretiens, rédigés par Canova luimême dont Missirini a teau et publié le manuscrit % ont été traduits par Quatremère, fier de son influence occulte'. On y voit le Vénitien doucereux se faire, auprès du Corse qui se pique d'origine florentine, le truchement de notre romanisant en faveur de Home. Celui-ci souflleà Canova la requête d'un projet de décret qui donne satisfaction à leurs vœux communs, et lui indique Menneval, secrétaire particulier de

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