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3. C'est en raison des « harmonies w que Bernardin, lui aussi, condamne les musées (liv. III, passim).
h. Op. cit., p. /i3. En 1818, dans les Lettres sur les marbres d'Elgin, il note avec beaucoup de finesse les imperfections voulues de la frise du Parlhénon, qui se transformaient eu beautés sur les murs de la cclla.
IQ2 LES INSTITUTIONS
de près son rayonnement, que Gourajod s'est complu à analyser \ Celui-ci n'a pas cité les deux cas de contagion les plus saisissants, dont l'un dut causer à Quatremère son plus amer dépit : David, ami intime de Lenoir dont il peint le portrait, de Lenoir qui fait à son tour l'apologie des Sahines, dessine la nef, les tribunes et le chœur de Notre-Dame, et cherche des documents dans le manuscrit « de la reine Anne ». Ingres vient dessiner avant 1806 autour du monument d'Héloïse et d'Abeilard^
Les Considérations, extrêmement goûtées du public, avaient préparé l'inévitable dispersion. L'auteur, secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux-Arts depuis mars 181 6, très en faveur auprès de Louis XVIII, de Laîné, de Vaublanc, devenu enfin (( l'arbitre du gouvernement des arts », jette dans la balance tout le poids de son crédit. L'ordonnance du ilx avril 181 6 restitue aux églises et aux familles les monuments du Musée des Petits- Augustins ; celle du 18 octobre affecte les bâtiments à l'Ecole des Beaux-Arts. Installer sur ce foyer éteint du gothicisme l'autel du dogme idéalo-antique, c'était un double triomphe. C'est bien l'Académie, où Quatremère exerce une dictature, qui, d'accord avec le ministre de rinstruction publique Laîné, apporte cette aggravation \ Le jour de 1 inauguration de l'Ecole, il sera la; son secrétariat ne sera qu une longue tutelle, attentive à ne pas laisser rentrer aux Petits-Augustins l'esprit du moyen âge, qui rôde
I. Op. cit., t. II, p. i-io ; mais surtout Cliaussard, le Paiisojuas, 1808, ot Delécluze, Souvenirs, i855, p. 242-24/4- — Cf. une curieuse page sur « la ridicule gothicité » de quelques statues du musée dans le Journal des bâtiments civils, 12 nivôse an XI (Aulard, Paris sous le Consulat, t. III, p. 628); et Deseine (Opinion sur les Musées, p. 258) : « Et vous, statues-momies du xiu« siècle, qui jouissez dans votre obscure retraite d'un respect idiot ».
1. Cf. les premières pages du cahier 9 au musée de Montauban (H. Lapauze, op. cit.).