‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 204 sur 396 · Ici., p. IX · texte numérisé non relu

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3. Jiipil. Olymp., p. 29. — Cf. Winckelmann, liv. JV, chap, vu.

les peuples. Les peuplades grecques commencèrent par draper leurs statues d' étoffes réelles, puis colorièrent le bois, firent les statues polylithes, en vinrent à teinter le marbre par l'encaustique, et à diversifier l'aspect du métal par l'art des alliages'. La toreutique, c'est-à-dire l'art de sculpter sur métaux, fut pour la Grèce la seconde étape du progrès. Quatremère en définit les procédés au temps de Phidias, l'application aux objets d'art industriel, et restitue d'après Pausanias le fameux coffre de Kypselos, d'un archaïsme pénétré d'influences orientales ^ Mais voici le mélange de l'or et de l'ivoire, la statuaire chryséléphantine. Or massif, or battu, or plaqué, or en poudre, statues ou bas-reliefs d'ivoire, il se repose de son exégèse et de ses recherches techniques en évoquant les œuvres du pseudo-Dédale, de l'école de Dipœne et de Scyllis, et celles que la dévotion conserva durant des siècles dans l'Heraion d'Olympie\

L'ère des chefs-d'œuvre est venue : dans les temples agrandis, dans le Parthénon et le temple d'Olympie, que Quatremère restitue, sous un éclairage venu d'en haut, il dresse les colosses d'Athéna et de Zeus, dont les chairs sont d'ivoire, les draperies de métal, les yeux de gemmes enchâssées. Le vêtement est brodé de fleurs, les brodequins, le trône et le piédestal ciselés de bas-reliefs mythologiques'. Egide, bouclier, lance, sphinx, serpent, trônes surtout, tous les accessoires, accompagnent la statue elle-même de leur éclat multiple et divers. Des dessins au trait ou coloriés illustrent l'étude érudite, que termine une démonstration

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