‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 205 sur 396 · Il'* partie, ch. i-ix · texte numérisé non relu

Il'* partie, ch. i-ix

3. Part. III, ch. i-x. — Il faut signaler le « Mémoire sur la description du bouclier d'Achille (Jnpit. Olymp., p. 66 sq., et Mém. Institut, classe d'Histoire, nouvelle série, t. IV). On y trouve l'idée intéressante et neuve, reprise depuis, que la description d'Homère a été inspirée par un objet réel, de métal ciselé et polychrome (p. 68), et une restitution d'après le système abréviatif du basrelief antique, pour remplacer celle de Gaylus et de Boivin, conçue dans le style pictural, c'est-à-dire narratif et analytique.

4. IV, ch. i-xvii : c'est le cœur del'ouvrage. La description du Jupiter d'Olympie (p. Sog) est de l'exégèse curieuse sur le texte de Pausanias et une page originale.

des procédés de taille de l'ivoire. Quatremère est allé chez les toreuticiens et orfèvres de Paris étudier de pratique la technique de Phidias ^

Il revendique avec raison pour son œuvre le mérite de la nouveauté". NiCaylus, ni Heyne, ni Winckelmann^ n'avaient lait de la statuaire polychrome une étude méthodique et sans prévention ; les deux derniers n'ont guère étudié que le travail de l'ivoire*. Mais sa nouveauté est plus riche encore qu'il ne l'annonce. Dans la toreutique des vêtements à broderies polychromes de ces colosses divins, il montre, d'après Pausanias, la tradition survivante des étoffes réelles dont les idoles primitives étaient habillées. « Les anciens portèrent fort loin la magnificence des étoffes peintes et brodées. Les peintures sur vases nous montrent comme fort usuel l'emploi des habillements ornés de fleurs, d'étoiles, de broderies diverses \ » Voilà donc amorcées les études sur le rôle décoratif des tissus dans l'antiquité, surtout dans le temple, et leur représentation sur les vases peints. M. de Ronchaud, après Semper, a fait à Quatremère sa part d'initiative ^ Mais il y a mieux. Ecrit pour établir l'existence et l'évolution delà toreutique, puis delà statuaire chryséléphantine, c'est-à-dire de la polychromie naturelle des matériaux, le Jupiter Olympien établit aussi comme un fait la polychromie artificielle delà peinture^ Non seulement les textes, mais le té-

1. VT, chap. i-viii. — Cf. Perrot et Gliipiez, Histoire de l'Art, t. VIII, chap.

2. C'est « une partie aussi nouvelle que curieuse de l'Histoire de l'Art antique » (Dédicace).

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