Liv. IV, chap. VIT, paragr
[\- Sur l'originalité de Quatremère, Glarac, Musée de Sculpture, t. I, p. 89 sq.
6. Semper, Ueber Polychromie und ihren Urspruiuj^ i85i ; de Ronchaud, Les statues peintes et habillées chez les Grecs (L'Art, i884).
7. « Nous ne pouvons nous dissimuler que la méthode justement réprouvée de peindre les statues n'ait été fort usitée même dans les plus beaux siècles de la Grèce » (p. 29 ; cf. aussi tout le chapitre vi de la Première partie). — Il signale les tracr;s de peintures sur des bas-reliefs en terre cuite, sur le marbre, la pierre, des traces de dorure même, et rappelle que les cheveux de la Vénus de Medicis furent dorés (p. 34).
moignage formel à lui donné par Clioiseul, par Fougerot et Fauvel, les auxiliaires de ce dernier, et les restes de couleur qu'il a vus lui-même sur le fragment original de la frise Panathénaique, encore en caisse^ lui prouvent que la plus belle époque de l'art grec l'a couramment pratiquée. Il établit même la polychromie monumentale % à laquelle presque personne ne songe encore^ Letronne^etGuigniaut'ontproclamésapriorité, mettons son initiative, alors si hardie. HittorfFn'a fait que •le compléter. Le Jupiter Olympien a été l'amorce des études, si fervente depuis, sur la polychromie en toutes ses applications. Son seul tort est de n'apporter que des textes; mais en 182/i, sous son secrétariat, l'Académie remercie et encourage le pensionnaire Hittorff pour ses dessins des « temples et monuments antiques delà Sicile*^ », loue en 1829 les restaurations de Paestum par Labrouste, qui révélaient les anlefixes coloriées \ Labrouste, oubliant ou voulant oublier l'initiative de Quatremère à propos de la polychomie picturale, n'omet pas de renvoyer au Jupiter Olympien pour celle des matériaux ^ Blouet, qui restitue la polycliromie du temple de Jupiter panhellénien à Egine, lui rend ce qui lui est du^
1. Jupit. Olymp., p. 3i : le témoignage est formel (cf. cependant les doutes de M. Et. Michon sur le fait, Rev. Archéol., 189/1, ^j P- ^7)-
2. A vrai dire il ne sépare pas l'une de l'autre, selon la logique, pas plus qu 'Hittorff ne les séparera plus tard (p, 3o-32) : les Grecs voulaient « une harmonie dans les monuments de l'architecture. Lorsque celle-ci s'habille de riches matières et de substances variées, elle veut que ce qui l'accompagne suive son exemple et se mette à son ton ».
3. Il savait cependant qu'en 18 ii les savants anglais qui découvrirent les sculptures des frontons d'Egine trouvèrent des traces de peinture non seulement sur les sculptures, mais sur toutes les parties de l'architecture (A. Blouet, Expédit. de Marée, t. III, i838, p. 24)- — ^< Je dirai ailleurs en rapportant les témoignages à l'appui jusqu'ovi fut porté chez les anciens l'usage de peindre et colorer les édifices » (Jup. Olymp., p. 3o-3i).
l\. Journal des Savants, oct. 1817.