Séance publique 3 octobre (Moniteur, i4 oct
8. Restauration des monuments de Pœstum, 1829, publiée en 1877, p. 12.
9. Loc. cit., — il lui emprunte, avec bien d'autres faits, idées ou hypothèses, sa restitution (monochrome) du Jupiter olympien sur son trône (op. cit., p. 67).
L ORGANrSATION OFFICIELLE DE LA RESISTANCE 220
Malgré tout, c'està la polychromie des matériaux qu'il fait la plus grande part ; il a retrouvé un genre de la sculpture antique, et créé pour le dénommer les mots de « polychromie )) et de (( chryséléphantine », qui sont restés*.
Son œuvre a eu d'autres résultats. Elle a familiarisé les ai'chéologues et les artistes avec l'idée des colosses antiques, l'Athéna Parthénos, le Zeus d'Olympie, la Junon d'Argos, l'Esculape d'Epidaure, les grandes déesses deMégalopolis..., par suite avec l'idée du colossal dans l'art grec, qui déconcertait déjà Strabon et déconcerte encore Beulé^. Jusque-là le colossal était surtout égyptien et romain : voici qu'il est grec, attique à Athènes, etdorien à Olympie. Une autre originalité, c'est lenquête sur les origines de la sculpture. Sur les xoana, sur le pseudo-Dédale, sur le coffre de Kypselos et les primitives écoles de Dipoinos et de Skyllis, il écrit des pages méritoires, où l'esthéticien dogmatiste épris des époques de perfection acquise cède la place à l'historien qu'intéressent les genèses^. Il essaie d'explorer l'intervalle de trois siècles qui prépare l'Athéna Parthénos. Le fait est rare avant i8i5. Le Jupiter Olympien commente les révélations d'Egine : depuis, dit Quatremère lui-même, « le goût de l'école éginctique s'est trouvé constaté"^ ». L'éginétisme l'a attiré : en i8i I, lors de la découverte des statues des frontons, puis en i8i3, Fauvel, notre consul à Athènes, lui envoie des croquis de figures aux « plis réguliers, semblables à ceux des surplis de nos prêtres ajustés parla repasseuse" ». Il les reproduit dans ses planches en essayant, maladroitement, de respecter leur saveur archaïque ^ Après avoir aidé à distinguei- le style étrusque du style attique, il distingue celui-ci du style