Arch. ^"at., 0^ i4o3/5, lettre du 16 août
l'organisation officielle de la résistance 287
l'avis de M. de Quatremère deQuincy dont vous connaissez, dit Forbin, les lunaières et l'autorité \ » Le Roi se range à l'avis de Quatremère, que celui-ci explique dans sa Notice de 1821 ; c'est donc de lui que vient le parti d'exposer la Vénus telle quelle, sauf quelques raccords de détail, et dressée sur son piédestal. Dans son état de mutilation on perçoit assez (( le plus heureux mélange de la vérité et de la grandeur dans le style », qui ruine l'opinion de Winckelmann et de (( plus d'un système moderne » sur le goût raffiné de Praxitèle ^
Cette aspiration à l'art grec ne l'empêche pas de s'occuper activement de nos antiquités nationales, gallo-romaines s'entend. Il est bien, en 1808, de la Commission chargée d'un rapport sur la découverte, par M. Baiailon, de monuments que celui-ci croit celtiques ^ et participe dès lors aux mesures intermittentes prises par l'Académie des Inscriptions pour l'exploration et l'inventaire des monuments anciens de notre sol. Mais à ses yeux, en art, la Gaule antérieure à la conquête romaine n'existe pas encore, ; après les invasions barbares elle n'existe plus. L'élan vers le moyen âge, qui se produit autour de lui à l'Académie des Inscriptions, le laisse d'abord indifférent, puis l'attriste \ Dès longtemps il avait signalé à son pays les éléments indigènes de son renouveau: en 1 79 1 , pour l'Ecole nationale des Beaux-Arts qu'il voudrait fonder sur les ruines de l'ancienne Académie, il projette une (( galerie d'antiques originaux» gallo-romains: il en a noté, dit-il, une centaine'. En 1796, partageant l'admiration deClérisseau et Legrand pour les monuments de Provence, qu'il a lui-
1. Documents publiés par M. Et. Michon, Rev. des Études Grecques, t. XIII, p. 300-870. — Cf. aussi Ravaisson, Mém. Institut, Acad. Inscr., t. XXXIV, p. i45.