Considérât, sur les arts du dessin, p. gS
l'organisation officielle de la résistance 2^5
tution (( bâtarde» qui la remplace'. Le marquis de Paroy se présente aux élections du 6 et lo avril à l'une des dix places d'académiciens libres : Quatremère n'a rien de plus pressé que de fermer la route à cet ancien élève de l'école du modèle, corrompu, comme ses co-protestataires Deseine, Le Barbier, Foucou, Lemonnier, par les traditions du xviii^ siècle, et qui par surcroît n'est qu'un graveur. C'est alors que Paroy, pour discréditer celui dont il prévoit l'avènement, lance contre lui les (( Opinions religieuses, royalistes... de M. Quatremère de Quincy^... », réédition des doctrines de 1791 sur l'Art et la Liberté et sur les allégories républicaines à sculpter au Pantbéon. Puis c'est le (( Précis historique de l'origine de l'Académie royale , et de son rétablissement par Louis X VIII » :
éloge du passé, avec agression contre l'ambitieux qui grandit sur les ruines'. Enfin, dans ses mémoires, il revient encore sur la puissance de destruction de l'homme que l'Académie nomme son secrétaire perpétuel, c'est-à-dire le gardien de sa tradition '* ! La haine de Paroy n'a aucun effet, mais elle voit juste : de 18 16 à 1889. l'histoire de l'Académie et celle de Quatremère se confondent : et cette
T. (c L'Académie des Beaux- Arts n'est qu'un pot-pourri burlesque où l'on trouve de tout, depuis il signor Fugantini jusqu'au comédien La Rancune » (Annales cfes Bâtiments, t. I, 1816, p. 287, note). — Voir (Arch. Nat., F^'^ 86171, n° 5325) l'adresse de Deseine au comte de Vaublanc, le 1 5 février 1816, pour le rétablissement de l'Académie, et la « Réclamation de plusieurs artistes, membres de l'Académie royale... au Roi», s. d., 1816, signée de Seine, Perrin, Dumont, Wille, etc., avec des allusions à Quatremère.