Cf. ci-dessus. Première partie
3. (c Un homme... qui a témoigné tant dans ses écrits que par ses intrigues Je désir de l'anéantissement de l'Académie devrait bien chercher à se faire oublier ». Le pamphlet, très violent, est dédié au Roi.
4. Mémoires du marquis de Paroy, publiés par Et. Charavav, Paris, 1895, p. 263-26/i :
(C Cet homme, fils d'un marchand de drap de la rue Saint-Denis, ayant quelque fortune et rougissant de l'état de son père, avait rêvé qu'il pourrait devenir artiste. Il suivit les écoles pendant vingt ans sans pouvoir obtenir le moindre prix. Il alla à Rome, non comme élève, mais à ses frais. Il voulut essayer la sculpture, il y échoua. Enfin, bafoué par tous ses camarades, il quitta la palette et le ciseau, et désirant être de quelque chose, se fit recevoir à Rome de l'Académie des Arcades, où tout le monde est admis pour de l'argent.
Il se mit à écrire sur l'antiquité en racontant à sa guise tout ce qui avait été
histoire c'est la lutte de l'art idéalo-antique contre « l'imitation positive )), que l'école du modèle (xviii'' siècle) avait léguée à l'école du réel (le romantisme).
Le 3o mars 1816, il s'agissait de remplacer Joachim Lebreton, premier secrétaire perpétuel de l'ancienne classe des Beaux-Arts, frappé pour avoir stigmatisé en séance publique les reprises des alliés en i8i5. C'est Quatremère, l'apôtre des restitutions, qui est élu au premier tour, (( tout d'une voix')). L'unanimité s'était d'abord portée sur l'architecte Léon Dufourny, secrétaire par intérim ; mais le riche, délicat et indolent dilettante, toujours distrait par ses albums d'Italie et ses livres rares, sollicité par le souci de mener à bien V Histoire de l'Art par les monuments de d'Agincourt, et déjà hanté par le projet d'une édition des Lettres de Poussin, refuse. Mais il avait lui-même désigné aux suffrages déjà tout disposés de ses collègues son prédécesseur aux champs d'Agrigente, grand italianisant comme lui. (( Vous pouvez imaginer, lui écrit-il, combien nous le désirons vivement^ )). Quatremère accepte la charge^; il l'avait tant souhaitée, dès 1791, quand il tâchait d'instituer une place de (( surveillant )) à la tête de l'Académie nouvelle dont il traçait le plan*! Il la garde vingt-trois ans.
dit longtemps avant lui. — La Révolution ayant éclaté en France, Quatremère, qui ne voyait que République dans les livres qu'il commentait, et qui ne parlait que de la Grèce et de Rome, revint à Paris, croyant, comme Lycurgue, y venir donner des lois.
Il se montra dans tous les clubs • une grosse voix, un grand front, le mot de liberté à la bouche, le firent regarder comme un fort athlète de son parti. Devenu président de plusieurs clubs grâce à ses motions jacobines, élu membre de la Commune puis du département, il parvint à obtenir lé mandat de député à l'Assemblée Législative.
Il ne faisait encore partie que du département lorsque David d'accord avec lui se présenta au département. . Quatremère, sur la demande de David, fit décider que dorénavant l'Ecole de dessin prendrait le nom d'Ecole nationale des Beaux-Arts... »
1. Moniteur, 3i mars 1816, — et Arch. Acad. B -A., Proc.-verb., 3o mars.