‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 232 sur 396 · Renou, Réfutation à la seconde suite, p · texte numérisé non relu

Renou, Réfutation à la seconde suite, p

l'organisation officielle de la résistance 2/47

et la marque si fortement de sa personnalité, que le souvenir de Lebreton, son unique prédécesseur, s'efface désormais dans les lointains du Brésil 011 il est parti mourir. C'est ici que commence son hégémonie.

N'oublions pas que l'Académie exerce alors sur les arts un véritable pouvoir de direction officielle ou officieuse : non seulement elle dirige le concours des grands prix, en donne les sujets, en rédige les programmes, en juge les résultats, qu'elle proclame dans la séance publique d'octobre, apprécie les envois des pensionnaires de Rome dans un rapport qui est lu en séance publique et leur est ensuite communiqué, présente au ministre trois candidats aux fonctions de directeur de la Villa; mais encore le Gouvernement, les particuliers la consultent à l'envi sur les commandes, projets, récompenses, et admissions au Salon ^ 11 n'a pas tenu à lui que ces attributions ne fussent plus étendues : les ministres de l'Intérieur et directeurs des Beaux-Arts refrénèrent un peu son impérialisme.

Or, si le secrétaire perpétuel n'absorbe pas en lui toutes ces attributions, il en règle l'exercice. Quatremère a certainement participé à l'ordonnance du 9 juillet 18 16 qui détermine sa compétence ^ Le secrétaire perpétuel recueille tout ce qui est proposé, discuté, adopté dans les séances, les lectures, les rapports, les discours, rédige le procès-verbal, entretient les correspondances avec les ministres, avec l'École de Rome, avec les particuliers, rédige les mémoires de l'Académie, rend compte de ses travaux annuels en séance publique, y lit les notices historiques sur les académiciens décédés, et proclame lui-même les Grands Prix. 11 est de droit de toutes les commissions^. Quatremère eût voulu davantage : il s'attribuait dans son projet le droit de désigner tout seul son remplaçant en cas d'absence ou de maladie.

1. Ordonnance royale du 9 juillet, établissant le règlement définitif de l'Académie (Arch. Acad. B.-A., Proc.-vcrb.). — Cf. L. Aucoc, Lois, règlements et statuts concernant les anciennes Académies et V Institut, 1889, P- 268-275.

2. Art. 17 du règlement confirmé par l'ordonnance du 9 juillet.

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