‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 26 sur 396 · Id., p · texte numérisé non relu

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4. Rapport de Van II sur les travaux du Panthéon, début de la 2^ partie.

LES TRAVAUX d'aRT ET EMBELLISSEMENTS DE PARIS 2 3

Cependant le respect de ce qui est ne prévaut pas contre la passion tyrannique de l'unité de style dans les édifices qu'on restaure ou qu'on achève : il faudrait, au Louvre, (( l'assortiment » le plus adéquat possible des parties nouvelles aux anciennes, « coordonner toutes les parties du Palais de Justice » ; un architecte doit être avant tout un (( ordonnateur », en quête de symétrie. Le Louvre de Charles Y devait être choquant parce que ses (( tours étaient répandues sans aucune symétrie entre elles » ; le quadrilatère de la cour, en 1808, est choquant, malgré ses nobles proportions et la beauté de son architecture, parce qu'on n'a pas encore résolu le problème d'unifier les couronnements des quatre ailes. En revanche, le Luxembourg^ offre à l'esprit une joie presque parfaite, parce qu'il est « un quarré presque exact..., dont toutes les parties se correspondent avec art et symétrie ^ » Jamais la symmetria chère à Polifile, c'est-à-dire à Francesco Colonna, et à L. Battista Alberti, deux autorités dont Quatremère est pénétré, n'avait été si obstinément invoquée par un théoricien ou un historien de l'architecture, et avec la double consonne de son nom à la fois antique et quattrocentesque. Classique encore le souci d'harmoniser l'œuvre à la place, à l'ensemble dont elle fait partie, le Henri IV du Pont-Neuf au site de la Seine et des quais, la fontaine de Jean Goujon au dessin du Marché Nouveau, le Panthéon au dessin de l'exèdre qui le doit jDrécéder et de l'avenue triomphale qui y doit conduire. « On sait à quel point la beauté d'un emplacement ajoute à celle d'un édifice ^ )) Il s'agit de bien composer Paris, comme on composerait un bas -relief à décor géométrique ; aussi faut-il (( dégager, désobstruer » les grands monuments, qui (( veulent de grands accompagnements' » ; les Tuileries sont belles parce qu'elles trônent au milieu (( d'accessoires » proportionnés : avenues et jardins. Tandis que dès 1787 Chateau-

1. Description de Paris ; les Palais : Louvre, Palais de Justice, Luxembourg, etc.

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