Art. Si des règlements et statuts du 9 juillet
LOllGAMSATION OFFICIELLE DE LA RESISTANCE 28 1
pas à Paris. « L'Académie, dit Grille, voulait présenter seule et un seul sujet pour les places de professeurs dans les Ecoles des Beaux-Arts des départements. Jusqu'ici les autorités des villes ont nommé directement, ou présenté des candidats en concurrence avec l'Académie. Son Excellence a fait conserver le mode existant \ » Peut-être est-ce pour cela que Quatremère reste peu propice aux Ecoles provinciales ; le ministre de l'Intérieur lui ayant transmis^ en 1822 la demande de l'Ecole de Brest, toute récente, de tableaux des Grand Prix pour lui servir de modèles, il répond que l'Académie ne peut satisfaire à ce vœu : si chaque ville de province voulait former une (( Ecole d'Art », ce serait « une étiange multiplication » ; outre la difficulté de répondre à autant de requêtes, pourquoi donner comme modèles « des essais d'élèves \^ » Sur ce dernier point son argument était juste ; mais voir avec déplaisir croître le nombre des foyers d'enseignement artistique est bien de lui : son autorité un peu jalouse, et surtout son dogmatisme méfiant, ne s'intéressent qu'à ce qui relève d'euxmêmes. Le grand art a tout à perdre à l'expansion de la culture, et le génie au foisonnement des talents.
L'ordonnance du k août 1819, qui réorganise l'Ecole, lui apporte des compensations ; il fait partie de la commission qui prépare le règlement qu'elle approuve, règlement élaboré du 9 au 22 juillet et signé Decazes'. C'est l'époque de son apogée, il a la confiance entière du Ministre, avec lequel, cette même année, il mène à bien l'achat et amorce la restauration du palais des Thermes ; dans la commission même il retrouve ses collègues les plus dévoués de l'Académie. Rien d'étonnant à ce que le règlement, qui suit, selon son grand principe, (( les anciens errements, sauf les améliorations que le temps et l'expérience ont fait juger nécessaires », applique