Lettre du 27 oct 182G (Arcfi. Villa Méd
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soit bien inquiet sur l'avenir de la chère École pour faire céder, sous le régime néfaste de Louis Philippe, la sévérité de l'Académie et la sienne. « Un vent de sévérité a soufïlé dans les derniers jugements », écrit-il à Ingres ; mais, comme l'Académie n'a pas la liberté, qu'elle sollicite, (( de redonner l'année suivante les prix qu'elle n'adjuge point, et que par conséquent le Ministre en garde aussi les fonds », on usera désormais avec beaucoup de ménagements de la suppression du premier Grand Prix. C'est à Ingres qu'il écrit cette lettre de complot \ à Ingres qui souffre autant que lui de ce dilemme : le galvaudage de l'art par le trop grand nombre d'artistes, ou l'appauvrissement de l'Ecole, dont on menace l'existence.
Sur les questions de discipline, quelle rigidité ! Nous l'avons vu : cet autoritaire sait qu'elles emportent presque toujours avec elles la question de doctrine. Il faut voir sur quel ton de pédagogue il presse les directeurs d'être ponctuels pour les envois des pensionnaires, leur donne un bon point quand ils l'ont été, la férule quand ils ont tardé. (( L'Académie espère, Monsieur, de votre zèle et de votre exactitude que de pareils retards ne se produiront plus » \ Sous les dehors de la discipline, ce sont des difficultés de direction artistique qui troublèrent jusqu'à la rupture la correspondance de Quatremère et d'Horace Vernet (182gi83/i) : débat retentissant qui ht gémir l'Académie, exulter la presse romantique, et porta le premier coup à l'autorité du secrétaire perpétuel.
L'Académie n'avait présenté H. Vernet, dans deux tours de scrutin, qu'en deuxième ligne, après Garnier ; sa nomination au poste de directeur fut le fait du ministre \ Incarnant tout ce que détestait Quatremère, il apporte dans la cité du passé le modernisme, la mondanité, le goût des choses militaires : en train dépeindre une madone, le moindre
T. 20 nov. i835 (id.).
1. A Guérin, i5 février i823 ; puis i/j nov., et 9 oct. 1824 (minutes aux Arch. Éc. B.-A.).