Lettre du 2/1 juillet i838 (Arch. Acad. B -A
3. Lettre d'Ingres à Le Gô, février i838, citée par H. Lapauze,
/j. Lettre du 28 sept. i838 (Arc/i. Villa Méd.), et presque toutes celles que le secret, perpét. écrit à Ingres.
l'organisation officielle de la résistance 3o()
dessinées d'après l'antique. Ingres, piqué au vif, faillit faire (( trois coups de tête », puis se calmai
En dehors de ce bref incident, ils marchent la main dans la main pour diriger l'enseignement à la Villa. Ingres lui éci'it qu'il faut a contenir les écarts de la jeunesse, souvent rétive aux grands principes du bon goût », dont Quatremère (( possède si bien les secrets ^ » ; et celui-ci a son tour, que (( d'année en année l'Académie voitavec satisfaction les pensionnaires abjurer la manie du changement^ ». Ils sont étroitement complices pour faire de l'Ecole de Rome un centre de résistance au romantisme, en la gardant de toute intrusion de 1 ennemi. Ingres semble même sacrifier au secrétaire perjîétuel, c'est-à-dire à la pédagogie académique, ses chers primitifs ; bons pour lui, il les réprouve en tant que directeur, et remarque « avec une forte peine la prédilection accordée par quelques-uns de MM. les pensionnaires à une imitation qu'il appelle malentendue de nos vieux maîtres du moyen
âge ».
Quatremère l'a amené sans le savoir à un autre sacrifice. La demande d'autoriser les pensionnaires de 5*^ année à voyager hors de Rome, et même hors de l'Italie, date de Thévenin, en i8i6^ ; en 182 1 Quatremère fait interdire cette licence par une clause du nouveau règlement. La plupart des directeurs y voient pourtant une liberté nécessaire. A deux reprises, en 1829, H. Vernet lui demande de faire reconnaître par l'Académie aux pensionnaires architectes le droit de Aoyager hors de Rome les trois premières années, c'est-à-dire avant le temps prescrit, et plusieurs ensemble ; il ne craint pas pour cela « d'être assimilé aux novateurs dont elle semble redouter l'influence ^ ». Quatremère répond que «la section d architecture et T Académie en général sont frappées du danger qu'il y a, au temps où nous sommes, d'où
I. Cf. sa lettre du 26 janvier 1889 (Arch. Acad. B.-A.). 3. Lettre du i4 juin i836.