‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 311 sur 396 · Id., p · texte numérisé non relu

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2. Lettre du comte de Pradel à Quatremère, 22 février 181 7 (Arch. Acad.

3. Lettre du 17 mars (Arch. Nat., O^ 1 394/1 85 bis et sq.). — Pour les délibérations et votes de F Acad., cf. les Proc.-verb., i/j et 21 juin 18 17, et, pour les récompenses accordées, le Moniteur du 26 juillet.

4. Avec un Saint- Etienne, et Couder avec le Lévite d'Ephraim^ puis Guillemot, Mauzaisse, Rouget, H. Vernet (bataille de Tolosa), Blondel, Drolling et Ansiaux.

5. Avec un Louis XVI distribuant les aumônes, puis Bidault, Revoil et H. Vernet (une bataille).

l'organisation officiklle de la résistance 339

au genre, fait partager les sommes vacantes entre Bidault et RévoiP. En 1819 Quatremère cherche à éviter à l'Académie un jugement définitif avant la clôture de l'exposition, ainsi qu'un choix précis et restreint. Sur les instances du comte de Pradel, elle procède pourtant au vote. Alors se trahit le dissentiment secret entre les artistes qui jugent par instinct et le secrétaire perpétuel qui juge par principes : au scrutin secret, Horace Yernet est l'élu pour le prix des genres secondaires. Mais il faut éviter ce scandale : ces messieurs n'acceptent pas en tantqu'acadéiTiiciens ce qu'ils ont souhaité comme artistes. Alors, en délibération publique, sous la férule de Quatremère, beaucoup d autres noms sont ajoutés et proposés, et le Secrétaire perpétuel écrit au comte de Pradel une longue lettre embarrassée pour expliquer que, le scrutin secret ayant quelque chose de trop mathématique, il a fallu délibérer. Le Conseil honoraire de la Maison du Roi, grâce à Forbin qui est l'ami de Vernet, maintient le prix à celui-ci : c'est donc la victoire des « Batailles » ^ En 182/1, membre encore du jury des récompenses ^, il est de nouveau vaincu avec l'attribution d'une médaille d'or aux Massacres de Scio de Delacroix ; sa notice sur Giiodet, l'année suivante, reproche au gouvernement de « prodiguer la monnaie de l'honneur » et de faire pulluler « les plantes parasites » *. En i83i, huit peintres d'histoire seulement obtiennent des médailles, mais trente-neuf peintres de genre, de paysage et de marine, sont récompensés, parmi lesquels Dauzats, Decamps, Brascassat et les deux Johannot. La décoration de Delacroix pour

T. Arch. Nat., O'^ iSgi

2. Pour toutes ces négociations, Proc.-verb. de l'Acad., i6oct. i8i9,et Arch. Nat., 03 i4o2.

3. Arch. Louvre, Salon de 1824 (séance du Conseil des Musées, le i4 janvier 1825). — C'est à ce titre surtout qu'il figure dans le tableau de Heim. Sur les détails de la cérémonie que le tableau commémore, cf. Annales de la Littérat. et des Arts, 1824, t. XVIII.

4 Le romantisme n'est selon lui que réclame et « charlataneries » ; dans le livret du Salon de 1824 (Paris, Ballard, 1824), le n^ 45o, Scènes des massacres de Scio, est suivi de cette mention : « voir relations diverses et les journaux du temps )).

sa Liberté, sonne l'avènement de la « démagogie » artistique ^ .

Quant aux acquisitions, la défaite de Quatremère fut de même progressive, et, pour finir, complète. Le comte de Forbin, directeur du Louvre, était là, très éclectique. Dès juillet 1816, c'est-à-dire à l'ouverture du Musée reconstitué après les restitutions aux alliés, il proposait au comte de Pradel l'achat de la Tentation de saint Antoine, de Téniers, appartenant au peintre Laneu ville, comme « une bien belle chose )). Même faveur aux contemporains. Si en 18 19 il n'obtient pas l'acquisition du Radeau de la Méduse, en 1822 il acquiert la Barque du Dante, en 182 4, après bien des difficultés, les Massacres de Scio, puis la Naissance de Henri IV de Devéria. En i83i , c'est la catastrophe : à la fin du Salon sont désignées pour l'achat du gouvernement des œuvres de Brascassat, Dauzats, Decamps, Delacroix, Poterlet, Roqueplan, Foyatier

Toutes ces acquisitions sont pour enrichir les Musées. Voilà bien le plus clair résultat des Salons : alimenter ces salons permanents, oi^i l'œuvre d'art semble ensevelie comme dans une nécropole. C'est dire que pour les commandes Quatremère s'attache à la destination publique. En 1821, il est appelé à la commission chargée de régler l'emploi des fonds destinés aux encouragements. C'est, lui écrit le Ministre, (( une coopération digne de vous^ ». Or à de Bay, à Champmartin, à Ducis... sont commandés des tableaux d'église, lieux publics, 011 l'œuvre a son éloquence. A Bergeret, à Fragonard, à Rouget, à Vatelet sont commandés des peintures décoratives pour Versailles et Fontainebleau. Bra est chargé de décorer un œil-de-bœuf de la cour du Louvre". Cette année-là le « tulipier de Harlem » ne dut pas être content.

1. Pour les propositions de récompenses à la suite du Salon de 1827 (libérales chez Forbin, très strictement classiques de la part du comte de la Rochefoucauld), cf. Arch. Nat., O^ i3ii, février et mars 1828. — Pour celles du Salon de i83i, cf. V Artiste, t. II, p. 25 sq.

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