‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 345 sur 396 · Canova, p · texte numérisé non relu

Canova, p

5. Il se considère comme tenu envers Quatremère d'être le Phidias moderne : lettres du 11 août 1817, 12 déc. 18 18, 21 janv. 1819. — Quatremère, Journal des Savants, 1820.

6. Lettres de Canova, i8 juin et 24 octobre 18 18. — Canova, p. 260, 289, 3ii.

et de l'esthéticien français qui crut trouver en Canova l'application la plus adéquate de sa doctrine.

Après avoir surveillé la formation et le développement de son talent Quatremère est pour lui en France ce que Cicognara voulut être en Italie : la choryphée de sa gloire. D'abord par ses ouvrages : en i8o/i, à propos du Gladiateur et d'un torse de Génie exposés à l'Institut, il écrit et publie deux fois une Notice, où il présente à l'Ecole française l'exemple à suivre \ Sickler ayant, en i8o5, malmené Canova ^ il écrit sur les Mausolées (1806) une longue étude, oii les monuments canoviens de Rome et de Vienne sont donnés comme l'aboutissement du genre ^. Louis Fernow ayant fait traduire en français, en 1807, ^^" âpre critique de 1806 ', il profite de l'exposition au Louvre de l'Hébé, de la Madeleine, et de l'Amour et Psyché pour envoyer au Moniteur une nouvelle apologie \ En 18 18 les Lettres à Canova sur les marbres d'Elgin le donnent comme ayant naguère pressenti et maintenant retrouvé le secret de Phidias. En 181 9, rendant compte à l'Institut*^ de la Storia délia Scultura de Cicognara, qui fait de Canova le terme du long effort des siècles depuis Nicolas Pisano, il ne songe pas à dénoncer l'exagération, que relève Emeric David. En 1828, l'année qui suit la mort de Canova, il lit à l'Institut^ un extrait de l'Eloge historique qu'il prépare ; l'ouvrage de Missirini et celui de Gicognara devancent le sien, il attend. Mais voilà qu'à Rome les artistes allemands exaltent ThorAvaldsen, Danneker et Flaxman, aux dépens de l'artiste disparu ^ ; en France Jal crible de malices « le roi des statuaires sur

1. Moniteur, i6 thermid. an XII et Arch. Littér., t. III, p. 3.

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