‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 349 sur 396 · Canova, p. n/4, 190 sq · texte numérisé non relu

Canova, p. n/4, 190 sq

3. Tandis qu'il francise Ganova, celui-ci italianise Quatremère : en 181 1, il le fait nommer membre honoraire de l'Académie de Saint-Luc (Missirini, Storia délia Acad. di S. Luca).

4. Canova, p. 281. Signalons encore l'amitié de Ganova et de Percier ; Quatremère se fait souvent leur intermédiaire. 11 lui recommande et met sous son influence les architectes Durand, Norry, Blouet et Garistie (Bibl. N^^ : Lettres de Ganova à Quatremère, 1817, 1820, 182 1, 1822).

5. Lettre de Cacault aux ministres du Prem. Consul, i5 nivôse an XI.

Dès lors, sous les auspices de la Restauration et avec la complicité de Forbin \ c'est la grâce molle, la morbidezza, qui corrompt nos sculpteurs. Le consciencieux et réaliste Roland lui-même, un des sculpteurs du Panthéon, l'auteur du vigoureux (( Homère », admire Canova et lui envoie son élève David d'Angers. Le pauvre Cartellier, dont le goût était sévère, (( eut à souftVir plus qu'aucun autre de cette gloire de l'artiste italien^ ». Mais Bosio y gagne : il apparaît à tous comme (( le Canova français » : même race, même éducation italienne, même technique léchée^; tous deux eurent un temps le même praticien, et c'est à Bosio que Canova dédie le Persée (1800). Or Bosio, choyé de la Restauration, est un favori de Quatremère. Lemot, un autre de ses coUaborateus, salue en Canova (( un des plus habiles statuaires de nos jours » et n'a pas d'autre style. Quatremère patronne Cortot, canovien médiocre ^, et Lemoyne, dont Canova a beaucoup loué à Rome la Galatée. Canoviens aussi Rutxhiel, avec son Zéphyr et Psyché, Ramey fils, qui lui emprunte la tête de son Thésée : tous deux très aimés de Quatremère.

David d'Angers visite assidûment Canova à Rome (1812- 181 7), lui soumet son « Jeune Berger », et déclare devoir (( beaucoup à ses conseils^ », particulièrement le voyage à Londres pour voir les marbres d'Elgin : voilà qui a dû cimenter son amitié avec le secrétaire perpétuel. Pradier, un des derniers classiques académiques, entre aussi dans la suite de Canova avec sa Psyché (S. 1824) ; Lemaire, protégé de Quatremère, lui doit sa Jeune Fille tenant un papillon*^ (S. 182/i) qui ne pouvait manquer que d'être jugée très favorablement dans le rapport de l'Académie que Quatremère

1. Nouvelles Arch. de V Art franc., 1874-1875, p. 458, et lettre à Granet, i3 déc. 1821.

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