‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 350 sur 396 · Jal, Salon de i83i, p · texte numérisé non relu

Jal, Salon de i83i, p

3. Cf. l'Amour séduisant l'Innocence (-S. 1810). [\. Cf. le Daphnis et Ghloé, Louvre (S. 182-/).

5. Il ne se dégagea jamais de cette première éducation ni de l'influence de Quatremère. Cf. ses notes autogr. à la Bibl. d'Angers (II. Jouin, David d'Angers, I, p. 79).

6. Réminiscence de la Psyclié debout, du Louvre {Biogr. des Contenipor., art. Canova).

rédige en partie et contresigne ; et nous avons vu que Quatremère a dû être pour beaucoup dans le choix de ce sculpteur pour exécuter le bas-relief du fronton de la Madeleine, oii la Madeleine pénitente est très directement inspirée de celle de Canova, que Soinmariva et lui ont tant contribué à imposer à Paris comme un modèle*.

Sur les peintres, influence presque égalée Gicognara, qui veut que son compatriote ait été en Europe le régénérateur même de la peinture ^ commet une grosse exagération, plus qu'une erreur, tl y a beaucoup de pittoresque dans la sculpture de Canova; non seulement la teinte légère dont le marbre est coloré, mais encore la disposition contrastée des masses où l'équilibre est souvent rompu, la facture volontiers négligée et rugueuse des draperies pour faire ressortir la finesse de l'épiderme dans les chairs, attestent des emprunts instinctifs ou volontaires à l'art du peintre. Canova, du reste, a beaucoup manié le pinceau. Quatremère le sait et parfois le déplore\ En tous cas les peintres l'ont aimé : Prudhon se lie étroitement avec lui, à Rome, en 1786, deux ans après que Quatremère en est parti, et s'assimile son œuvre. Canova veut le retenir près de lui, et Quatremère exprime formellement le regret qu'il n'y ait pas réussi : que n'eût pas fait Prudhon italianisé, romanisé, près d'un tel génie I Mais Prudhon n'oubliera pas le maître, dont il s'entretient sans cesse avec Quatremère : il peint les statues de la Musique et de la Danse dans le portrait de Sommariva^; et dans leur art, Quatre-

1. Jean du Seigneur lui-même admire autant l'artiste que son historien, et regarde le Canova comme un beau livre (Revue universelle, t. XXII, p. 7-7, note). — Et le monument aux morts de Bartholomé ne serait-il pas, dans son motif essentiel, une lointaine réminiscence du mausolée de l'archiduchesse Christine à Vienne ?

2. Aucune sur David, qui le connut à Rome par Quatremère en 1784, et disait: « sa manière fausse et affectée est faite pour perdre un jeune homme » (Notes de David d'Angers à la Bibliothèque d'Angers; cf. H. Jouin, op. cit., p. 75). Ils eurent cependant les meilleures relations : David admirait Canova, et le mettait par exemple fort au-dessus de Julien (Lettre à Debret, juin 1789).

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