‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 358 sur 396 · T. II, p · texte numérisé non relu

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3. Nous ne parlons pas de Cassas, dont il lance le nom, de la tribune delà Législative, contre ceux qui voudraient déclarer émigrés et sujets à la confiscation des biens les artistes qui s'expatrient, et qu'il encourage à publier son Voyage pittoresque de la Syrie, etc.. ; ni de Fauvel, qui lui envoie des croquis des statues d'Egine, et le documente sur l'état primitif des bas-reliefs du Parthénon qu'il a estampés pour Ghoiseul-Gouffier...

trouve bien chez le peintre exquis « la pureté des contours antiques et la mollesse des grâces du Gorrège », mais aussi un reflet des grâces maniérées du xviii^ siècle. Leur amitié, presque tendre de la part d'un austère comme Quatremère, date d'Italie oii ils se sont rencontrés à la fin de 178/I : il assiste ou plutôtpréside à sa liaison avec Canova, à ce a commerce naturel de goûts et de sentiments, où leurs deux talents s'initièrent peut-être au mystère de cette grâce indéfinissable^ )). Il y a bien des chances pour qu'il ait appuyé les sollicitations de Canova, qui voulait garder à Rome, près de lui, ce frère en alexandrinisme, prédestiné lui aussi au culte de Psyché. Au retour, il le retrouve lors de l'attribution des prix du concours de l'an III : membre du jury composé de ses amis, et président lors de la répartition, il le fait ou l'entend mentionner deux fois ^ Sous le Consulat et l'Empire, il le voit assidûment chez le Préfet de la Seine Frochot, dont ils sont deux familiers, et a dû assister à la genèse de la (( Vengeance et le Remords poursuivant le crime », commandé par le Préfet pour le Palais de Justice. Côte à côte ils font partie en 1802 du Conseil de commerce du département ^ ! Prudhon lui fait présent de son portrait du Préfet, à la plume, d'après nature, qu'il conserve toute sa vie. Sa collection n'étant guère composée que de dons, il est probable que c'est encore l'artiste qui lui offrit, en premières épreuves, la gravure par Copia de ses trois dessins, la Liberté, V Egalité et la Loi, et les deux jolies vignettes du papier officiel de la Préfecture de la Seine, qu'il garda aussi précieusement^. L'amitié commune de Sommariva leur fut encore un lien. En 1816, secrétaire perpétuel de l'Académie restaurée, il annonce à (( M. Prudhon. peintre, à la Sorbonne », sa nomination à la place de Vincent par un billet que relève (( l'expression de ses sentiments particuliers'' » :

1. Discours aux funérailles..., 19 févr. x 8 23 (Journal des Savants, févr. 1828, p. 125), Notice sur Prudhon (182/i).

2. 5 000 francs pour le prix des esquisses et 2 000 francs pour les autres.

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