I. Notice sur Prudhon
3. Nous n'avons pas retrouvé de lettres, bien que leur correspondance ait dû être active.
3. Nouv. Arch. de l'Art français, 1874-1875, p. 877, et Correspondance des Directeurs de l'Acad. de France à Rome, t. XIII.
4. Miel, Encyclopédie des gens du monde, t. VII, i836, p. 579, article écrit en 1834.
de Quatremère, est répété encore ailleurs par Miel \ puis par Miette de Villars ", qui lut élève de David, par Guigniaut^ qui pratiqua très directement Quatremère depuis 1837, à l'Académie des Inscriptions, 011 des souvenirs précis s'attachaient déjà au vieillard, enfin par J. David, son petit-fds^. Pour peu qu'on interprète les faits dans un esprit de finesse, la certitude se lève : Quatremère venait d'exercer à Rome depuis trois ans, d'après son propre aveu et le témoignage du graveur Desnoyers qui recueillit les témoignages sur place, le sacerdoce de « missionnaire de l'antiquité » : il le continue certainement à Naples, au musée des Studj, avec cette ferveur d'apostolat et cette argumentation dogmatique qu'il exercera bientôt sur Canova. Lui-même plus tard, très peu avant la mort de David, rappelle discrètement, comme si c'était un souvenir très particulier, que celui-ci « eut à revenir sur des pas perdus dans une direction vicieuse^ ». On peut d ailleurs conclure de Suzanne à David, de Suzanne, le tiers pèlerin de Naples, que Quatremère a poussé et protégé comme un disciple conquis en Italie.
Au bout d'un mois, durant lequel ils ont cru tenir, toucher le pur art grec, Quatremère va à Paestum et à Girgenti saisir cette fois le véritable hellénisme dans les ruines des temples doriques, et David retombe à Rome dans le gréco-romain. Mais David comprend mieux ce qu'il voit ; « l'archéologie, si précieuse aux peintres d histoire*^ » est entrée en lui ; ses douze livres^ de croquis ne sont guère que d'après les antiques, dontfantiquaire lui a révélé le secret. L'(( Hector » et le (( Patrocle ^ )) envoyés à Paris par le pensionnaire au printemps
1. Plutarque français, t \\ï. — Cf. aussi Petitot, Bio<ir., univers.. Supplément, t. 62, 1887, p. 12(5.
2. Mémoires de Dauicl, i85o, p. 70; et la Bioyr. générale, Didot, t. XIII, i855, p. 229.