‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 374 sur 396 · Description du grand dessin de l'Homère déifié · texte numérisé non relu

Description du grand dessin de l'Homère déifié

6. Lettre de G. Lefrançois, son élève, avril i833 (Arch. du Calvados).

donne le peintre comme ayant appliqué l'enseignement de l'archéologue^ : remonter aux sources. Ils furent, malgré les scrupules tardifs de Quatremère, des premiers néo-grecs.

Ingres a lu et médité le Raphaël. A partir de 1824, il abandonne les tableaux de faits-divers empruntés à sa légende, emprunte plus à son art, et semble reconnaître plus souvent « le danger et corruption de l'art chez les Florentins maniérés dans le dessin^ ». Rome l'emporte de nouveau, dans son afiection, sur Florence pour la vertu éducatrice, comme Raphaël l'emporte sur les Primitifs. C'est à Quatremère qu'est adressée de Rome la lettre attristée sur (( la prédilection accordée par quelques-uns de MM. les pensionnaires à l'imitation mal entendue des plus vieux maîtres du moyen âge ^ ». Cette lettre et le Raphaël du Secrétaire perpétuel sont une seule et même thèse. En i833, étant encore à Paris, Ingres entre dans son atelier, très ému de la nouvelle de l'exhumation des restes de Raphaël au Panthéon : (( Combien, Messieurs, nous aurions dû assister tous à cette grande solennité. Car on a pu toucher ses os ! » Et il se mit à pleurer'^. Or les détails viennent de lui en arriver par Quatremère, à qui Nibby a envoyé de Rome, comme au plus grand raphaélien de l'Europe, une relation minutieuse^ Du reste nous savons, par Ingres lui-même, qu'il juge le Raphaël nnQ (( histoire aussi belle que digne » de son objet ^ Il n est donc pas douteux, étant donnée la popularité de l'ouvrage, que son influence n'ait contribué, avec la nomination à Rome, à encourager Ingres dans les a projets de rénova-

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