‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 375 sur 396 · Cf. p · texte numérisé non relu

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2. Écrit en 1827 {Inventaire (jénércd des Richesses d'Art, Province, Monuments civils, t. VII, p. 78).

3. « ... ils manquent souvent d'art, de cet art dont les Grecs et plus tard Raphaël et Michel-Ange ont posé les limites... Cette tendance à l'imitation d'œuvrcs imparfaites de préférence à l'étude des maîtres de cette admirable Renaissance...)) est « un manque de goût et de discernement... contre lequel les lumières et les conseils de l'Académie peuvent seuls prévenir les jeunes artistes » (20 juin i835, Arch. Acad. B.-A.).

4- Lettre de G. Lefrançois, 26 nov. i833 (Arch. du Calvados). 5. Octobre i833 (Appendice du Raphaël, édit. de i835). 0. Lettre à Quatremère, 2^ mars i835 (Arch. Acad. B.-A.).

tion raphaélesque )) qui irritent Jal, Gustave Planche et les artistes romantiques ^ .

Il a lu le Michel-Ange, et, avant de le lire, il y avait en quelque sorte collaboré. Quatremère, préoccupé de prendre en faute le grand florentin qu'il rend coupable de la décadence, prie Ingres, « ancien ami » de celui-ci, d'aller à la Sixtine vérifier si les petites ligures décoratives de la voûte, qui dépendent de l'architecture, sont en grisaille comme elles devraient être, ou peintes des couleurs de la nature vivante : (( Petite chicane à faire à Michel-Ange » et dont l'historien (( pourrait tirer quelques conséquences^ » . Et Ingres de répondre : (( Je m'estimerai toujours heureux, Monsieur, de pouvoir vous être bon et utile à quelque chose, et c'est avec un zèle et plaisir queje m'y emploierai. Je vous transmets donc avec empressement, sur le calque que je joins ici, le résultat des observations que j'ai faites dans ma visite à la Sixtine. Je désire qu'elles remplissent votre but, parce que j'ai bien hâte de voir naître sous votre plume une histoire aussi belle et digne du second Raphaël que celle que vous nous avez donnée du premier \.. >:> Et il ajoute à son (( profond respect, ...sa sincère admiration ». Quatremère le remercie de ses (( précieux renseignements », laisse de côté la chicane qu'il cherchait au peintre-sculpteur sur la couleur de ses ignudi\ envoie à Ingres deux exemplaires, un pour lui, l'autre pour la Bibliothèque de l'Ecole, et sollicite ses (( critiques )) avec des précautions oratoires sur la difficulté du sujet qui révèlent tout le cas qu'il fait de son jugement, peutêtre même la crainte qu'il en a^

Craintes vaines ! « J'attends, lui écrivait Ingres, l'arrivi^e de ce livre avec bien de l'impatience, non pas pour vous en dire mon sentiment, comme vous me le demandez, mais

1. Cf. surtout VArdste, iSSa, t. IV, p. 129, et G. Planche, Salon de i834-

2. Lettre du3i janv. i835 (minute, Arch. Acad. B. -A.,): publiée en 1900 par M. H. Jouin dans les Nom. Arch. de l'Art français, t. XVI, 1900, republiée par M. H. Lapauze en 1906 dans les Mélanges de V Art français, p. 224.

3. Lettre du 2/1 mars i835 (Arch. Acad. B.-A.). /j. Il n'en est plus question dans l'ouvrage (p. 297). 5, Lettre du 20 nov. i835 (Arch. villa iNlcd.).

LEURS RAPPORTS PARTICULIERS 4l5

pour y puiser de nouvelles lumières sur l'art en général et de nouveaux enseignements sur la manière de comprendre et d'apprécier cet immense génie du grand artiste \ . . » En attendant, il lui olTre son (( respectueux attachement », forme le souhait « de pouvoir se dire encore longtemps son très dévoué », et fait insérer dans le Diario di Roma l'annonce sollicitée par Quatremère. Non content d'être son héraut, il devient son trésorier : c'est lui qui s'abouche avec le libraire Scalabrini pour la vente du livre et perçoit les sommes ^ Quant à l'ouvrage lui-même, il le lit et relit dans les soirées delà Villa et en écrit à l'auteur sa profonde admiration :

(( J'ai lu. Monsieur, votre excellente Histoire de la vie et des ouvrages de Michel-Ange, c'est un de ces livres traités sérieusement et qu'on ne se lasse pas de relire souvent ; pour moi, j en éprouve le besoin. Je ne me pique pas d'en pouvoir apprécier tout le mérite littéraire, mais ce qui m'a charmé à la première lecture, c'est la manière dont vous présentez le caractère et le triplegenie.de cet homme si extraordinaire. — C'est un grand et bel ouvrage digne en tout de cette grande réputation que vous ont acquis tant d autres beaux ouvrages pleins de véritables et belles doctrines, faits pour arrêter et contenir les écarts d'une jeunesse souvent rétive aux grands principes du bon goût de l'art ancien, dont vous possédez si bien tous les secrets.

(( L'Académie de Rome vous est reconnaissante, Monsieur, de l'envoi que vous lui avez fait de cette belle Histoire ; et les élèves de l'Ecole tireront, j'en suis certain, un bon fruit de cette belle et intéressante lecture.

(( Veuillez ne pas oublier, Monsieur, que je suis ici tout à vous ; ce sera m'obliger que vous en souvenir.

(( ... Veuillez bien recevoir. Monsieur et honorable confrère, l'expression de mon respectueux dévouement et de mon admiration ^ »

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