Rapport de l'an II
4. Anl. Rondelet, fils de J. Baptiste, proteste contre cette tentative pour ap
38 l'intervention dans les œuvres
La peinture n'aura pour elle que la coupole. Quatremère, qui n'a point encore une notion très précise de la polychromie monumentale, et qui recherche la belle simplicité de la pierre grise, réserve à la sculpture toute la décoration. Elle est l'art antique par excellence, du moins le meilleur de ce qui en reste, et domine dans les préoccupations de la Commune des arts, de tous les artistes, qui aspirent aux qualités sculpturales. Comme (( c'était à la sculpture surtout à marquer la vocation nouvelle » du Panthéon, il a cru « qu'il fallait n'en pas être avare * ». Peu de statuaire, de ronde bosse : elle sera réduite aux statues du péristyle. Hanté des exemples de l'antiquité et soucieux de réagir contre les errements du xviii*' siècle, il veut réunir étroitement la sculpture à l'architecture (( dans leurs rapports de majesté monumentale ». Elles avaient été dissociées, selon lui, depuis la Porte Saint- Denis, pour le plus grand préjudice de toutes les formes de la sculpture ^ A leur intimité s'attache une vertu puissante de renouveau, dont il s'attribue d'avance la gloire. Le Panthéon va donc se couvrir de bas- reliefs, depuis les vingt pendentifs des coupoles jusqu'aux cinq bas-reliefs du pronaos et au tympan du fronton : c'est au fronton surtout (( que les Grecs et les Romains prodiguaient la sculpture », témoins le Parthénon d'Athènes et le Panthéon d'Agrippa ; « là est son éloquence », surtout si on rend au bas-relief la saillie qu'avaient trop ménagée l'économie de la pierre par SoulTlot et le ciseau avare de Coustou. D'une manière générale Quatremère veut le bas-relief en renfoncement, pour ne pas rompre le rythme de la paroi ; tels seront ceux de Chaudet et de Lesueur au pronaos, tandis que les cinq précédents paraissaient entraîner celui-ci de leur poids ^
C'est donc la sculpture qui sera chargée de proclamer la
pliqucr à Salnle-Geneviève l'ordonnance du Panthéon de Rome (^Xollcc hisloriqae sur l'Église sainte-Geneviève, Paris, juillet i852).